Actualité de l’Université

La coor­di­na­tion natio­nale des uni­ver­si­tés s’est réunie le 20 février pour conti­nuer à struc­tu­rer et à coor­don­ner les efforts d’in­for­ma­tion et de lutte contre un ensemble de réformes des­truc­trices. Le sujet est com­plexe, et l’on est encore une fois confron­té à la langue de bois et aux contre-véri­tés du gou­ver­ne­ment de la nation. Pour exemple, une petite ana­lyse en images du dis­cours du 22 jan­vier, qui a crys­ta­li­sé les réac­tions (déso­lé pour le for­mat pro­prié­taire, je n’ai pas trou­vé un lien plus accessible) :

Si vous sou­hai­tez sur­vo­ler l’ac­tua­li­té sur la ques­tion, je viens d’a­jou­ter à mon wiki de tra­vail pro­fes­sion­nel une page regrou­pant les der­nières publi­ca­tions en ligne, et s’ap­puyant sur les flux RSS (la mise à jour est donc auto­ma­tique) : actua­li­tés uni­ver­si­tés.

Feux piétons

La pyra­mide des âges dans nos contrées est en train de s’in­ver­ser. Nos amis les gens du qua­trième âge sont de plus en plus nom­breux. Et on ne peut pas dire qu’a­vec l’âge, on gagne en viva­ci­té. Aus­si la popu­la­tion des gens à mobi­li­té réduite va pro­ba­ble­ment voir sa crois­sance se pour­suivre à un bon train.

Feux piétonsIl va donc être de plus en plus fré­quent d’as­sis­ter à cette scène ô com­bien triste d’une de ces per­sonnes à mobi­li­té réduite, qui alors qu’elle n’est ren­due qu’au pre­mier tiers de sa tra­ver­sée de la chaus­sée, se trouve sou­dain prise au dépour­vu par un feu pas­sant au rouge. Et imman­qua­ble­ment, les auto­mo­bi­listes des envi­rons ne man­que­ront pas d’ex­pri­mer leur incon­tour­nable impa­tience dou­blée de mau­vaise humeur en fai­sant ron­fler leurs moteurs.

Pour­tant, il existe de nom­breuses solu­tions simples qui per­met­traient de réduire la fré­quence de ces moments de stress. Au Bré­sil, j’a­vais vu un feu pié­ton équi­pé d’un compte à rebours avant le pas­sage au rouge. On peut aus­si ima­gi­ner des solu­tions sonores. Mais plus sur­pre­nant, quand j’é­tais enfant, il exis­tait déjà une solu­tion, et elle était uti­li­sée par­tout ! Ne vous rap­pe­lez-vous pas que dans les années 80, les feux pié­tons verts étaient cli­gno­tants lorsque le pas­sage au rouge est proche ? C’é­tait super pra­tique, simple, efficace.

Voi­ci donc la ques­tion à 2 cen­times : pour­quoi les feux pié­tons d’au­jourd’­hui ne dis­posent plus d’un tel mécanisme ?

Mise à mort de l’Université

Len­te­ment, depuis plu­sieurs années, on rap­pe­lait aux per­son­nels de l’U­ni­ver­si­té que vrai­ment, ils n’é­taient pas pro­duc­tifs, qu’une telle struc­ture devait être gérée comme une entre­prise, que la ren­ta­bi­li­té est quelque chose d’es­sen­tiel, qu’ils ne sont qu’un gros tas de vieux dino­saures qui ne font rien que se la cou­ler douce, que l’é­tat de la recherche fran­çaise est pathé­tique, etc.

Bien sûr, ce n’é­tait pas aus­si direct que ça, on fai­sait chan­ger les choses à petit coups de lois et de réformes, pas à pas, dou­ce­ment. À vrai dire, dans cha­cune de ces réformes, il y avait des choses inté­res­santes, qui lais­saient pré­sa­ger que si c’é­tait géré intel­li­gem­ment, ça allait ame­ner l’U­ni­ver­si­té vers quelque chose de plus inté­res­sant. Pour la masse des déci­sions insup­por­tables et into­lé­rables, on appre­nait chaque fois à faire avec, en se disant : « on a échap­pé à quelque chose de ter­rible, conten­tons-nous de ça », un peu à la manière de ce texte de Mar­tin Niemöl­ler

La der­nière loi sur le sujet a été pas­sée en douce à l’as­sem­blée en plein été 2007, la fameuse loi LRU sur l’in­dé­pen­dance des Uni­ver­si­tés. Fini l’é­ga­li­ta­risme sur tout le ter­ri­toire, finies la jus­tice et la logique uni­ver­si­taire dans les recru­te­ments des per­son­nels. Place au cas par cas, à la ren­ta­bi­li­té immé­diate, ouvrons grand la porte aux indus­triels pour qu’ils guident les orien­ta­tions de la recherche. Fini le contre-pou­voir, le creu­set d’i­dées inno­vantes, de recherche à long terme, de soli­da­ri­té. Mais voi­là, « dans le monde actuel, mon petit mon­sieur, il n’est pas accep­table de payer des gens à réflé­chir sur des trucs inutiles dans les 5 ans », sur­tout qu’ils embri­gadent tous nos jeunes dés­œu­vrés, ceux qui ne sont même pas capables d’al­ler en pré­pa, et de faire une école d’in­gé­nieur, mon petit monsieur…

On a bien essayé d’en par­ler à tous, mais per­sonne n’y prê­tait réel­le­ment atten­tion, comme d’ha­bi­tude, cha­cun à l’U­ni­ver­si­té espé­rait qu’in­di­vi­duel­le­ment il s’en sortirait.

Depuis cette date, les uni­ver­si­tés, sui­vant leurs cou­leurs poli­tiques, ont dou­ce­ment com­men­cé à choi­sir l’au­to­no­mie de leur ges­tion. On a conti­nué à annon­cer en plus haut lieu que la recherche fran­çaise était peu per­for­mante (sans rap­pe­ler des choses simples comme le manque d’en­ga­ge­ment finan­cier de l’é­tat com­pa­ré aux exemples de pays cités comme exemples), on a annon­cé la restruc­tu­ra­tion-démen­tel­le­ment des labo­ra­toires natio­naux comme le CNRS.

Et sou­dain, la défer­lante d’an­nonces et de pro­jets de décrets :

L’U­ni­ver­si­té va mal, les déci­sions récentes ont été prises uni­la­té­ra­le­ment en haut lieu. Aucune réflexion ne semble gui­der ça, si ce n’est la réduc­tion des moyens finan­ciers, et la libé­ra­li­sa­tion du fonc­tion­ne­ment d’un orga­nisme qui était à la fois un ser­vice public et le garant d’un cer­tain contre-pouvoir.

Et pour cou­ron­ner le tout, le pré­sident de la Répu­blique a pro­non­cé le 22 jan­vier un dis­cours adres­sé aux uni­ver­si­tés où il a été mépri­sant voire insul­tant envers l’en­semble des acteurs de la recherche natio­nale (on pour­ra consul­ter ces quelques liens qui donnent une idée du res­sen­ti après ce discours).

Si nous ne réagis­sons pas, les prin­cipes même de l’U­ni­ver­si­té vont dis­pa­raître dans les mois à venir, par des choix de ges­tion ne conser­vant que les pires idées des exemples anglo-saxons, et rédui­sant à néant l’es­poir de voir en France une recherche fon­da­men­tale et indé­pen­dante, ain­si qu’un ser­vice public d’en­sei­gne­ment supé­rieur démo­cra­tique et de qualité.

De nom­breuses uni­ver­si­tés sont donc en grêve illi­mi­tée depuis quelques jours, ten­tant d’in­for­mer à la fois la socié­té et les étu­diants sur l’a­ve­nir d’un orga­nisme qu’on détruit. La coor­di­na­tion natio­nale des uni­ver­si­tés a donc voté le 2 février 2009 plu­sieurs motions, dont une mani­fes­ta­tion natio­nale le 10 février 2009 pour ten­ter de rai­son­ner les déci­sions incons­cientes prises récemment. 

Sau­vons l’U­ni­ver­si­té, la recherche, et l’en­sei­gne­ment de demain !

Cycles de sommeil, premiers résultats

Dans un pré­cé­dent billet, je vous par­lais de ma ten­ta­tive d’explo­ra­tion des cycles de som­meil, sans ins­tru­men­ta­tion par­ti­cu­lière, juste avec un crayon et un réveil (ou un appa­reil pho­to numé­rique, à la manière de David). J’ai mis un peu de temps avant de col­lec­ter suf­fi­sam­ment de don­nées. J’en suis pour l’ins­tant à 23 nuits de som­meil exploi­tables. J’ai donc com­men­cé à écrire un script python d’exploration de sta­tis­tiques horaires (sous licence GPL v3).

En pre­mier lieu, il per­met natu­rel­le­ment de visua­li­ser le nombre d’heures de som­meil par jour :

Durée de sommeil par jour

Je me suis ensuite inté­res­sé aux durées de som­meil sans réveil consta­té, et se finis­sant sans réveil for­cé. C’est là qu’on devrait nor­ma­le­ment voir les dif­fé­rents cycles apparaître.

Le pre­mier dia­gramme de répar­ti­tion que j’ai géné­ré en sui­vant cette méthode n’é­tait pas très satis­fai­sant à mes yeux, assez illi­sible à vrai dire, il ne repré­sen­tait pas ce que j’attendais :

Durées de sommeil sans réveil constaté

Et puis j’ai repen­sé aux infor­ma­tions que j’a­vais col­lec­tées sur l’In­ter­net avant de me lan­cer dans cette aven­ture. Notam­ment, les cycles de début de ses­sion de som­meil sont les plus pro­fonds. Les cycles sui­vants sont moins mar­qués, et sur­tout on ne des­cend plus en som­meil pro­fond. J’ai alors repris le dia­gramme sui­vant, mais en n’y repré­sen­tant pour chaque ses­sion de som­meil que la pre­mière durée de som­meil sans réveil qui soit suf­fi­sam­ment longue. J’es­pé­rais ain­si n’ex­traire que les réels cycles, quitte a obser­ver des durées doubles ou triples, si je ne m’é­tais pas réveillé entre deux cycles de début de ses­sion. Et bien il semble que ça marche un peu mieux :

Durées de sommeil sans réveil constaté (début)

Bon bien sûr, je n’ai pas encore assez de don­nées, mais en lisant ce dia­gramme, on peut pen­ser que mon cycle de som­meil est légè­re­ment supé­rieur à 100 minutes (une barre ayant une lar­geur de 6 minutes sur ce dia­gramme). On repère un pre­mier pic à envi­ron 104 minutes (plus ou moins 3 minutes), et sur­tout le second vers 207 minutes (plus ou moins 3 minutes), qui lui est bien mar­qué. Un écho après 300 minutes vien­drait confir­mer cette durée.

J’a­vais l’in­tui­tion d’a­voir un cycle de som­meil un peu plus long que les 90 minutes annon­cées clas­si­que­ment. Si les résul­tats que l’on com­mence à obser­ver se confirment quand suf­fi­sam­ment de mesures auront été faites, alors je sau­rai que je ne me suis pas trompé.

Enfin, le deuxième dia­gramme de ce billet porte un pic assez éle­vé aux envi­rons de 20 minutes, ce qui confir­me­rait que c’est une bonne durée de lon­gueur de sieste… À suivre donc !

Edit : suite à la remarque de Joss dans les com­men­taires, je viens de modi­fier le script, qui per­met main­te­nant de géné­rer deux graphes sup­plé­men­taires, en ne tenant compte soit que des nuits avec réveil for­cé final, soit des nuits sans réveil for­cé final :

Durées de sommeil sans réveil constaté (début, sans réveil forcé final)
Durées de sommeil sans réveil constaté (début, avec réveil forcé final)

En lisant ces deux dia­grammes, on a l’im­pres­sion que le bruit dans les durées est cau­sé par les nuits sans réveil pro­gram­mé. Mais le jeu de don­nées est bien trop faible pour en tirer une quel­conque conclu­sion, je crains. 23 jours, c’est pas encore assez.

Contrôle parental

À l’i­ni­tia­tive du gou­ver­ne­ment (et en cohé­sion avec une action euro­péenne), et depuis quelques jours main­te­nant, un spot est dif­fu­sé sur la plu­part des chaînes pour sen­si­bi­li­ser les parents aux dif­fé­rents dan­gers aux­quels les enfants peuvent être confron­tés sur l’Internet.

Campagne nationale

Ce spot est assez impres­sion­nant (il a d’ailleurs été plu­sieurs fois pri­mé), et je pense que le public manque en géné­ral d’in­for­ma­tions sur les réa­li­tés de l’Internet.

Mal­heu­reu­se­ment, le mes­sage dif­fu­sé par le spot a deux défauts :

  • L’a­dresse inter­net du site asso­cié à cette cam­pagne est inexacte, la bonne adresse est http://www.media.famille.gouv.fr/ ;
  • Le mes­sage final est ter­ri­ble­ment réduc­teur, et risque de poser plus de pro­blèmes que d’en résoudre. En effet, le seul mes­sage pro­po­sé aux parents dans ce spot est l’un des 8 conseils pour mieux pro­té­ger ses infants sur Inter­net, qui pris tout seul n’est d’au­cune effi­ca­ci­té. Ce mes­sage est « Acti­vez le logi­ciel de contrôle paren­tal. » Or, ces logi­ciels fonc­tionnent à l’aide de filtres, de listes blanches et listes noires. Il est certes mis à jour régu­liè­re­ment, mais il est faci­le­ment contour­nable… Ce n’est donc pas une solu­tion viable si c’est la seule appliquée.

De mon point de vue, le conseil qu’ils auraient dû mettre en avant est de ne pas lais­ser ses enfants aller seul sur l’In­ter­net, tout comme on ne les laisse pas aller seuls dans la rue… Et petit à petit, leur apprendre les dan­gers qu’ils doivent éviter.

Site internet des RMLL

Cette année étant ma der­nière année de thèse, j’ai choi­si de réduire net­te­ment mes acti­vi­tés asso­cia­tives et extra-uni­ver­si­taires. Cepen­dant, j’ai tout de même gar­dé un enga­ge­ment qui me tenait à cœur. 

En effet, je pou­vais dif­fi­ci­le­ment pas­ser à côté de l’or­ga­ni­sa­tion des Ren­contres Mon­diales du Logi­ciel Libre 2009, qui se dérou­le­ront à Nantes en juillet. D’une part, c’est la ville de mon enfance, et celle de mon pre­mier LUG. D’autre part, la por­teuse du pro­jet est Sca­ra, et on retrouve dans l’é­quipe orga­ni­sa­trice Kol­ter, Gwen ou encore Fred. De nom­breuses per­sonnes de Linux-Nantes, ou de Gul­li­ver, les LUGs de l’ouest dont j’ai été membre sont aus­si impliquées.

Bref, je ne pou­vais pas dire non, et en plus d’être une petite main pour le thème Libre en Sciences, je suis très impli­qué dans l’é­quipe de communication.

Après avoir raf­fi­né la charte gra­phique de l’é­vè­ne­ment, nous avons com­men­cé à décli­ner les dif­fé­rents sup­ports de com­mu­ni­ca­tion (affiches, flyers, etc.). Mais le plus gros du tra­vail a été la mise en place du site inter­net. Avec Uty et Sca­ra à la barre, nous avons adap­té et affi­né les idées direc­trices de la charte gra­phique pour abou­tir à quelque chose d’as­sez sym­pa. Les thèmes sont donc le Libre, sym­bo­li­sé notam­ment par un héron s’en­vo­lant (oiseau carac­té­ris­tique de la région de Nantes), le monde, avec une carte de la pla­nète en haut des pages du site, et Nantes, avec un pro­fil sché­ma­tique de la ville au pied de chaque page. Nous avons choi­si comme cou­leurs domi­nantes le vert et le bleu, qui sont les cou­leurs por­tées par les par­te­naires locaux (Uni­ver­si­té, ville, etc.).

Bref, plu­tôt qu’un grand bla­bla, voi­ci un lien vers le site inter­net des Ren­contres Mon­diales du Logi­ciel Libre, édi­tion 2009.

PS : par contre, pour le logo pas très esthé­tique, assez char­gé et un peu sexiste, on a dû faire avec, c’est his­to­rique, et pour l’ins­tant le gagnant du concours de logo n’a pas été élu…

voyages-sncf : la médiocrité incarnée

Si comme moi vous avez l’oc­ca­sion de voya­ger en uti­li­sant les ser­vices de la SNCF, et que vous uti­li­sez quo­ti­dien­ne­ment l’In­ter­net, vous avez pro­ba­ble­ment uti­li­sé les ser­vices du site inter­net voyages-sncf.com pour réser­ver vos billets. Ce site a la par­ti­cu­la­ri­té d’être le seul ven­deur de billets SNCF en ligne. Ils en ont l’ex­clu­si­vi­té, c’est d’ailleurs une filiale de la SNCF.

Et pour être franc, je trouve qu’ils frôlent le médiocre sur tous les points possibles :

  • La len­teur de ce site est mons­trueuse : les images sont gigan­tesques, inuti­le­ment gour­mandes, les pages contiennent plein de javas­cripts lour­dingues, etc. ;
  • La navi­ga­bi­li­té est l’exemple par­fait de ce qu’il ne faut pas faire : des « attentes publi­ci­taires » inutiles, dégui­sées sous des pré­ten­dus cal­culs, des boîtes de dia­logue pour confir­mer que oui, Cler­mont-Fer­rand est bien Cler­mont-Fer­rand (63), alors que la liste qu’il pro­pose ne contient que cette solu­tion, des bugs de fonc­tion­ne­ment (impos­sible de reve­nir en arrière, crashes régu­liers), etc ;
  • Et par des­sus tout, des méthodes de recherches d’i­ti­né­raires hon­teux : for­çage par Paris, impos­sible de trou­ver des tra­jets avec plus d’une cor­res­pon­dance, et bien sou­vent aucun résul­tat pertinent…

On pour­rait pen­ser que c’est dû à la com­plexi­té de la tâche que ce site doit accom­plir, et que ses concep­teurs (en sous-trai­tance) ont fait du mieux qu’ils pou­vaient. Or, il n’en n’est rien. Ain­si, le site inter­net bahn.fr — l’é­qui­valent alle­mand de voyages-sncf — est l’exact oppo­sé du médiocre fran­çais : une sobrié­té et une rapi­di­té exem­plaire, et sur­tout, une effi­ca­ci­té dans la recherche des tra­jets qui per­met de gagner jus­qu’à une heure en choi­sis­sant les cor­res­pon­dances per­ti­nentes entre Cler­mont-Fer­rand et Nantes par exemple. Mal­heu­reu­se­ment, après avoir repé­ré ces trains, il faut retour­ner sur le médiocre site fran­çais pour com­man­der les billets (parce qu’exclusivité).

Bon, rien de nou­veau là-dedans, nous sommes de plus en plus nom­breux à uti­li­ser le site de la bahn. Mais la rai­son de mon billet est la sui­vante : le site inter­net à la médio­cri­té la plus grande de l’In­ter­net a été pro­mu il y a peu site favo­ri 2008 des inter­nautes. On com­prend vite que c’est son mono­pole sur la vente de billets qui a per­mis cette « vic­toire ». Et le pire, c’est qu’ils pro­fitent de cette annonce pour envoyer des spams à la pelle… Je viens d’en rece­voir encore une petite poi­gnée. Si je n’a­vais pas tant besoin de leurs ser­vices, je crois que je les boycotterais…

Cycles de sommeil

J’aime dor­mir. Même si comme beau­coup j’ai du mal à me déci­der à aller me cou­cher, c’est un moment que j’ap­pré­cie. Je ne suis pas de ceux qui font des nuits de 4 heures, mais je suis plu­tôt dans la caté­go­rie bon dor­meur. J’aime aus­si les siestes, que je pra­tique par­fois en ren­trant du tra­vail avant de com­men­cer mes acti­vi­tés asso­cia­tives (ou ma seconde jour­née de thèse). Depuis long­temps, j’a­vais remar­qué que des siestes de 20 minutes ou de 2 heures étaient répa­ra­trices, mais qu’entre les deux, c’é­tait sou­vent plus usant qu’autre chose.

Alors j’ai com­men­cé à me docu­men­ter sur les méca­nismes du som­meil. En par­cou­rant par exemple l’ar­ticle de wiki­pé­dia consa­cré au som­meil, j’ai eu la confir­ma­tion qu’un cycle com­plet de som­meil dure entre 1h30 et 2 heures, ce qui conforte l’i­dée d’une sieste de 2 heures. De la même manière, on constate que la période des phases de som­no­lence et de som­meil léger peuvent durer 20 minutes. Quand on fait une sieste, l’im­por­tant est donc ne ne pas se réveiller au moment d’une phase de som­meil profond.

Et puis, en regar­dant ces courbes de som­meil, en lisant des choses sur l’é­tude du som­meil, j’ai eu envie d’en apprendre plus sur mes propres cycles de som­meil, pour pour­quoi pas ajus­ter les durées de nuit et de sieste. Mal­heu­reu­se­ment, je n’ai pas d’ap­pa­reillage dédié. En conti­nuant à lire des infor­ma­tions au sujet du som­meil, j’ai décou­vert qu’à la fin de chaque cycle, nous vivions une courte période de réveil dont on ne se sou­vient plus en géné­ral le matin. J’ai donc déci­dé d’es­sayer de l’exploiter.

Ain­si, depuis quelques nuits main­te­nant, je me force, dès que je me réveille, à noter l’heure de réveil. Au début, je pen­sais que ça n’al­lait jamais arri­ver. Et pour l’ins­tant, dans deux tiers des nuits, j’ai pu noter plu­sieurs heures de réveil, sans consta­ter de fatigue par­ti­cu­lière au matin.

J’ai ten­té de les ana­ly­ser sta­tis­ti­que­ment pour en extraire des durées de cycle, voire des période de som­meil léger. Pour l’ins­tant, ce n’est pas très signi­fi­ca­tif, mais dans quelques temps, j’es­père pou­voir vous faire part de mes ana­lyses, qui me per­met­tront peut-être d’op­ti­mi­ser mon som­meil pour évi­ter les réveils en milieu de cycle, et gagner du temps le matin par exemple.

Des livres en liberté

J’aime les livres. J’i­ma­gine que nous sommes plein comme ça, à avoir depuis notre plus tendre enfance dévo­ré des biblio­thèques vertes, aimé les jour­nées plu­vieuses qui per­mettent de res­ter bien au chaud, avec une pile de bou­quins. Le conte­nu est pas­sion­nant, évi­dem­ment. On apprend à explo­rer le monde avant de pou­voir le faire soi-même, assis sur l’é­paule du nar­ra­teur, com­pre­nant avant l’heure ce que les rela­tions d’a­dultes peuvent être. On découvre aus­si ses goûts en terme d’au­teur, de style, d’é­poque, de sujets… 

Mais un livre, en plus d’être une his­toire, c’est aus­si un objet. Cer­tains le voient comme une coquille, ren­due obli­ga­toire par notre exis­tence phy­sique. D’autres ido­lâtrent cet objet, s’in­ter­di­sant d’en­le­ver la jaquette, ne dépla­çant jamais le ruban marque-page pour qu’il soit tou­jours bien repas­sé, pla­qué contre la 2e de cou­ver­ture, s’as­su­rant qu’on n’a jamais posé le livre à l’en­vers sur une table. Quelle tris­tesse ! Bien sûr, l’ob­jet sera tou­jours tenu à quatre épingles, ser­ré dans une biblio­thèque de salon, tra­ver­sant les âges. Mais un livre, c’est fait pour être lu ! Chaque minute où il dort au fond d’un rayon, c’est une occa­sion de per­due pour lui.

J’aime donc lire dans des livres ayant vécu, dont on voit que plein de gens dif­fé­rents ont tour­né les pages. On sait alors qu’il n’a pas eu le temps de prendre la pous­sière, qu’il a ser­vi l’au­teur plein de fois, pour des gens tous dif­fé­rents. Au tra­vers de plein de petits détails, on ima­gine l’his­toire des lec­teurs pas­sés, on a alors la sen­sa­tion de par­ta­ger avec eux, mal­gré la bar­rière du temps.

Livres

C’est pré­ci­sé­ment ce que per­mettent les biblio­thèques (asso­cia­tives, muni­ci­pales, média­thèques, etc.). Ces lieux sont pour moi l’un des endroits les plus riches du monde. L’en­droit où l’on croise des livres qui ont une his­toire, où l’on par­tage, où tous avons un accès égal aux docu­ments. Je n’aime pas pos­sé­der les livres, je me sens cou­pable de les empri­son­ner, car même si les prê­ter est pos­sible, on n’ar­ri­ve­ra jamais à la magie de la main qui vire­volte sur les éta­gères d’une biblio­thèque publique, à la recherche d’un ouvrage pré­cis, d’un auteur, ou juste du hasard d’une rencontre.

C’est dans une média­thèque de Nantes que j’ai croi­sé le pre­mier bou­quin sur le Libre, dans un biblio­thèque de Rennes que j’ai trou­vé « Végé­ta­riens, rai­sons et sen­ti­ments » qui m’a aidé à com­prendre ce que je savais déjà, c’est à la biblio­thèque muni­ci­pale de La Cha­pelle-sur-Erdre puis à la média­thèque de Nantes que j’ai explo­ré les romans de science fic­tion qui ont ber­cé mon enfance, que j’ai épui­sé les Arsène Lupin, dévo­ré les Vic­tor Hugo, et buti­né au hasard des rayons des titres que je n’au­rais jamais eu l’oc­ca­sion de croi­ser autrement.

Ce hasard, qui fait qu’on tombe sur un clas­sique, qu’on apprend à le décou­vrir sans connaître for­cé­ment son his­toire, ou encore qu’on le trouve après en avoir lu un extrait quelque part, cette magie qui fait qu’à 800 km de son der­nier domi­cile, on retrouve un livre qui a ber­cé notre enfance, sur les éta­gères d’une nou­velle biblio­thèque, c’est fabu­leux ! L’ac­cès à tous à la culture, un sym­bole de la Répu­blique, tous égaux face à la lec­ture, sans a prio­ri sur la quan­ti­té de bou­quins du foyer familial.

Libé­rez les livres ! Fré­quen­tez et faites fré­quen­ter les bibliothèques…

Coopérative d’habitants

Avoir un toit au des­sus de la tête, et savoir qu’on en aura un demain, c’est un gage de sérénité.

Cepen­dant, je ne trouve pas la notion de pro­prié­té des plus agréables en géné­ral. L’ac­qui­si­tion d’un loge­ment n’est donc pas pour moi un objec­tif, une rai­son de vivre, ni moins un sym­bole de réus­site sociale. Pour autant, la solu­tion que je pra­tique actuel­le­ment — la loca­tion — ne me satis­fait pas. En effet, si je ne suis pas pro­prié­taire, j’en­tre­tiens tout de même ce sys­tème en payant mon loyer à un tiers qui est lui pro­prié­taire (et au pas­sage ren­tier). Une solu­tion alter­na­tive à ces deux approches est le squat, mais ça néces­site de faire un choix de vie plus global.

maison

Jus­qu’à pré­sent je ne voyais pas de solu­tion satis­fai­sant à la fois mes besoins et mes idéaux. Et puis j’ai enten­du par­ler des coopé­ra­tives d’ha­bi­tants. En France, l’une des prin­ci­pales struc­tures qui aide ce genre de pro­jet est l’as­so­cia­tion Habi­coop. Ce n’est peut-être pas encore l’i­déal, mais le fonc­tion­ne­ment res­semble un peu aux scops, et me semble par­tir dans une direc­tion inté­res­sante. Bien déve­lop­pée en Alle­magne, cette alter­na­tive semble émer­ger dou­ce­ment en France. À suivre !

La bourse, une fabuleuse mécanique

« La bourse (et le capi­ta­lisme en géné­ral) est un ter­rain de jeu pour per­sonnes morales ou phy­siques for­tu­nées, consis­tant à ten­ter de gagner le plus d’argent pos­sible tout en fai­sant payer au peuple les pertes du sys­tème. »

Méca­nisme qui décrit bien le fonc­tion­ne­ment, non seule­ment de la bourse, mais éga­le­ment de tous les grands groupes qui cherchent l’aide des États (du peuple donc) quand leurs petits mon­tages s’ef­fondrent… On parie com­bien que l’on choi­si­ra d’i­gno­rer ce « petit détail », et que ça repar­ti­ra de plus belle… Mais « pro­mis, ça n’ar­ri­ve­ra plus jamais ! »

Saisie de caractères non alphanumériques

Il y a peu, j’é­vo­quais ici mon inté­rêt crois­sant pour la typo­gra­phie. J’y par­lais majus­cules accen­tuées, espaces insé­cables ou encore guille­mets fran­çais. Si ces carac­tères sont agréables à la lec­ture, ils peuvent sem­bler fas­ti­dieux à sai­sir si l’on ne connaît que la méthode « inser­tion d’un carac­tère spécial ».

Pour faci­li­ter cette sai­sie, il existe dif­fé­rentes pos­si­bi­li­tés. L’une d’elle consiste à chan­ger radi­ca­le­ment de confi­gu­ra­tion de cla­vier, en adop­tant un cla­vier bepo. L’a­van­tage de cette dis­po­si­tion est de faci­li­ter la frappe, en s’af­fran­chis­sant de vieux héri­tages qui visaient à ralen­tir la frappe. Cepen­dant, cela néces­site de chan­ger radi­ca­le­ment ses habi­tudes. Nico­las quant à lui pense que cet effort est assez rapi­de­ment oublié, et que ça vaut vrai­ment le coup. Pour ma part, je n’ai pas encore trou­vé suf­fi­sam­ment de temps pour m’y mettre. 

Une autre méthode de sai­sie est net­te­ment plus abor­dable pour qui n’a pas envie de chan­ger de mode de sai­sie. En uti­li­sant un cla­vier AZERTY clas­sique, il est pos­sible d’at­teindre la plu­part des carac­tères dont on a besoin pour rendre la com­po­si­tion satis­fai­sante. Ce que je vais pré­sen­ter ici ne fonc­tionne que sur les sys­tèmes d’ex­ploi­ta­tion uti­li­sant un ser­veur X pour l’af­fi­chage gra­phique (GNU/Linux ou xBSD sont de ceux-là).

L’im­por­tant est d’a­bord de véri­fier que le sys­tème dis­pose d’une touche Com­pose. Au besoin, on la confi­gu­re­ra en uti­li­sant les outils pro­po­sés par le sys­tème. Pour ma part, j’ai confi­gu­ré le ser­veur pour que ce soit la touche « win­dows » de droite qui cor­res­ponde à la touche Com­pose. Voi­ci donc la liste de quelques rac­cour­cis très pratiques :

  • Les lettres majus­cules accen­tuées sont faci­le­ment acces­sibles en blo­quant le cla­vier en majus­cule, puis en pres­sant la touche où la minus­cule accen­tuée appa­raît. Ain­si blo­quer la touche « é » avec les majus­cules blo­quées fera appaître un « É ».
  • Plus simple à sai­sir encore, les guille­mets fran­çais sont attei­gnables à l’aide de la com­bi­nai­son « Alt­Gr + z » et « Alt­Gr + x ».
  • Le carac­tère « œ » est sai­si en pres­sant « Com­pose + o », puis « e ». On peut faire le même type de com­bi­nai­son pour atteindre le « æ ».
  • L’es­pace insé­cable — uti­li­sée avant les ponc­tua­tions doubles par exemple — est attei­gnable en pres­sant « Com­pose +  espace ».
  • Le carac­tère « … », que j’ap­prends à uti­li­ser depuis quelques jours est attei­gnable en pres­sant « Com­pose + . ». Comme vous l’au­rez devi­né ici, ça néces­site 3 doigts, l’un pour la touche Com­pose, l’autre pour la touche Shift, et le der­nier pour la touche point. Mais ça se fait ! :)
  • Un peu plus exo­tique, l’ac­cès aux accents non fran­çais est attei­gnable faci­le­ment, en uti­li­sant la touche Com­pose conjoin­te­ment à l’un des signes sui­vants : « “, “, ~, « , ^ » puis en pres­sant sur la lettre à accen­tuer : ú, ù et ũ en sont le résul­tat sur la lettre u. La vir­gule per­met elle de sai­sir les cédilles : « ņ » est ain­si le résul­tat de « Com­pose + , » sui­vi de la lettre n.
  • On peut aus­si sai­sir les ponc­tua­tions espa­gnoles « ¡ » et « ¿ » en uti­li­sant la com­bi­nai­son « Com­pose + ! + ! » et « Compose + , + ? »

Voi­là, après ce petit tour d’ho­ri­zon des pos­si­bi­li­tés sou­vent igno­rées de ce cla­vier, je vous indique l’emplacement sur mon sys­tème conte­nant ces infor­ma­tions. Il s’a­git des fichiers conte­nus dans le réper­toire /usr/share/X11/locale/, et qui se nomment Com­pose. Sui­vant les dis­tri­bu­tions de X.org, ça peut être pla­cé à des endroits différents.

Édit : Pour sai­sir le point médian cher aux fémi­nistes, on uti­lise la com­bi­nai­son « Com­pose + . + – ». On peut ain­si écrire qu’on aime tout·e·s la typo­gra­phie, quand on ne trouve pas de for­mule épi­cène correspondante.

Clermont-Ferrand : ça s’améliore

Plu­sieurs fois ici j’ai expri­mé quelques regrets (voire plus) quant à la vie à Cler­mont-Fer­rand. Sur au moins deux plans, un petit plus est venu com­pen­ser la dure­té de la rentrée.

Tout d’a­bord, je vous fai­sais part ici en avril der­nier de la dif­fi­cul­té d’ex­pres­sion pour une asso­cia­tion à Cler­mont-Fer­rand. Dif­fi­cile de dire si la poli­tique muni­ci­pale a évo­lué, si nous avons sû par­ler aux bonnes per­sonnes, ou encore si le chan­ge­ment d’é­quipe muni­ci­pale a suf­fit, mais nous avons obte­nu l’au­to­ri­sa­tion d’u­ti­li­ser le kiosque de la place de Jaude que la muni­ci­pa­li­té réserve aux asso­cia­tions. Nous avons donc pu tenir ce stand same­di 13 sep­tembre 2008, mal­gré le mau­vais temps. Un expé­rience que nous sou­hai­tons renouveler !

Kiosque

D’autre part, j’a­vais aus­si eu l’oc­ca­sion de par­ler ici des portes-ouvertes du 92e régi­ment d’in­fan­te­rie, où l’ac­ti­vi­té prin­ci­pale était de brû­ler des car­touches en fai­sant des démons­tra­tions de tir. Acti­vi­té pro­ba­ble­ment pas­sion­nante pour qui s’in­té­resse à ces armes, mais net­te­ment moins satis­fai­sante d’un point de vue pol­lu­tion sonore pour les rive­rains. Cette année, peut-être à cause d’une tue­rie lors d’une telle mani­fes­ta­tion à Car­cas­sonne, ou encore en sou­tien aux sol­dats fran­çais en Afgha­nis­tan parce qu’ils étaient envoyés au front sans suf­fi­sam­ment de maté­riel, voire pour mani­fes­ter contre les rema­nie­ments mili­taires de cette année, tou­jours est-il que cette année, Ô miracle, ils ont choi­si de ne pas faire de démons­tra­tion armée. Ils ont pré­fé­ré jouer de la trom­pette et faire tour­ner en rond leurs blin­dés légers. Un pas dans le bon sens ?

Typographie

Êtes-vous de ceux qui aiment uti­li­ser des majus­cules accen­tuées ? Aimez-vous mettre un espace avant un carac­tère « : » ? Voire même com­po­ser une espace devant les doubles ponc­tua­tions ? Que pen­sez-vous de la forme abré­gée « Mr » pour mon­sieur ? Uti­li­sez-vous le carac­tère « œ » ?

Pour ma part, je cultive un cer­tain inté­rêt pour la typo­gra­phie et l’ortho­ty­po­gra­phie. C’est-à-dire pour l’art qui consiste à com­po­ser à l’aide de carac­tères un docu­ment, en res­pec­tant les règles en rigueur, aus­si bien en terme de carac­tères à uti­li­ser, qu’en terme d’a­bré­via­tions, ou encore d’orthographe.

J’a­vais l’im­pres­sion jus­qu’à pré­sent d’être un peu seul à por­ter un inté­rêt à cette chose. J’a­vais repé­ré quelques res­sources inté­res­santes dis­po­nibles sur la toile. Et puis en dis­cu­tant de ces ques­tions à droite ou à gauche, j’ai remar­qué que pas mal de monde s’y inté­res­sait, depuis les fans de la neti­quette jus­qu’aux pro­fes­seurs de fran­çais, et d’une manière plus large aux amou­reux de beaux livres.

Aus­si je vous pro­pose ici une courte sélec­tion de liens et docu­ments, afin d’en faci­li­ter l’ex­plo­ra­tion, notam­ment en appre­nant à maî­tri­ser un voca­bu­laire spé­ci­fique riche et par­fois déroutant :

Un mot qui manque

Dans son roman 1984, George Orwell pré­sen­tait un monde tota­li­taire où la liber­té de pen­ser était bri­dée par l’ap­pau­vris­se­ment de la langue. En effet, dif­fi­cile par­fois d’ex­pri­mer quelque chose qu’on a à l’es­prit, et pour lequel aucun mot ou expres­sion n’existe. On peut l’ex­pli­quer par com­pa­rai­son, mais c’est sou­vent com­pli­qué, ça implique une gym­nas­tique de la langue et de l’es­prit qui nuit à la communication.

Il existe ain­si un mot dont j’ai vou­lu me ser­vir plu­sieurs fois, mais qui n’existe pas en fran­çais. Après en avoir dis­cu­té avec une amie alle­mande, il semble qu’en alle­mand non plus il n’existe pas. Je vais donc pro­cé­der par com­pa­rai­son pour le décrire ici, et j’es­père qu’un lec­teur sau­ra pro­po­ser un mot cor­res­pon­dant à cette idée.

Beau­coup de mots per­mettent de décrire l’i­dée que l’on fait la dif­fé­rence entre deux indi­vi­dus sui­vant une de leur carac­té­ris­tique. Par exemple, le sexisme est le fait de consi­dé­rer dif­fé­rem­ment deux per­sonnes sui­vant leur sexe, le racisme sui­vant l’o­ri­gine de l’in­di­vi­du, etc. Pour ces dif­fé­rentes idées, il existe bien sûr des mots qui per­mettent de décrire, de manière plus pré­cise, non que l’on fait une dif­fé­rence entre deux états pos­sibles, mais qu’on en favo­rise clai­re­ment un. Ain­si, la myso­gi­nie est le fait de mani­fes­ter un dédain ou une hos­ti­li­té envers les femmes. Ce mot se place à un niveau dif­fé­rent de sexisme.

Or, en ce qui concerne les pré­fé­rences sexuelles, on dis­pose du mot homo­pho­bie qui décrit une hos­ti­li­té envers les homo­sexuels. On peut pla­cer ce mot sur le même plan logique que la myso­gi­nie : pri­vi­lé­gier un état entre deux.

Mais (et c’est là que je veux en venir), il n’existe pas de mot qui serait à sexisme ce qu’­ho­mo­pho­bie est à misogynie.

Certes, la grande majo­ri­té des dis­ci­mi­na­tions sur des per­sonnes sui­vant leur choix sexuel le sont à l’en­contre d’ho­mo­sexuels. Pour­tant, qu’en est-il des bisexuels ? Et si un hété­ro­sexuel se fait refu­ser un emploi dans un éta­blis­se­ment à fré­quen­ta­tion homo­sexuelle, il n’a pas été l’ob­jet d’un trai­te­ment homo­phobe. On dira sans doute hété­ro­phobe. Le géné­rique d’ho­mo­phobe, hété­ro­phobe et biphobe (?) n’existe pas, c’est l’i­dée de ce billet.

Je trouve ça fou, pas vous ?

Hauts de Clermont

Dans un pré­cé­dent billet, j’a­vais pré­sen­té ici un pano­ra­ma de Cler­mont-Fer­rand vu du puy de Chan­turgue. Ce puy fait par­tie des Hauts de Cler­mont, un ensemble de puys situés au nord de Clermont-Ferrand.

Cette zone non construc­tible, au pas­sé vigne­ron que l’on tente de faire renaître (c’est une zone AOC), où l’hôpi­tal-sana­to­rium Sabou­rin fut ins­tal­lé pour pro­fi­ter de la dou­ceur du cli­mat, cette zone donc, est un havre de paix à quelques pas de la capi­tale de l’Auvergne.

Or, la Com­mu­nau­té de Com­munes de Cler­mont-Fer­rand a édi­té il y a peu une carte des che­mins réha­bi­li­tés qui par­courent le coin. Il semble que la rela­tion avec les rive­rains ai été un peu com­pli­quée, mais le l’en­semble a enfin été ren­du acces­sible aux cler­mon­tois. Et quelle chance ! On se laisse ain­si gui­der, en par­cou­rant les 40 kilo­mètres de che­mins, pour accé­der à des coins superbes, à des ves­tiges romains, à des vues imprenables.

Hauts de Clermont

L’en­semble est assez dépay­sant, à quelques minutes ou presque à pied de Cler­mont-Fer­rand, et est une bonne idée pour s’é­chap­per de la ville un jour où le béton pèse trop.

Revue de presse

Ces der­niers temps, je me suis pas mal dépla­cé en train. J’en ai donc pro­fi­té pour lire un peu, et voi­ci une revue de presse sans ordre ni exhaus­tive sur l’é­co­lo­gie et la politique.

Le journal de la décroissance

J’ai décou­vert la Décrois­sance par hasard, au fil d’une conver­sa­tion. Contrai­re­ment à Ter­ra Eco­no­mi­ca, dont Cyto a par­lé dans son blog, ce men­suel ne s’a­dresse pas for­cé­ment à des bobos éco­los, mais prend aus­si posi­tion sur des ques­tions sociales fortes, a une posi­tion poli­tique très mar­quée à gauche, pro­pose des articles de fond et des réflexions assez inté­res­santes. Par exemple, dans le numé­ro de cet été, un article gratte-poil sur Dis­ney­land Paris confirme ce que je croyais avoir com­pris de ce temple à la consommation.

Un autre article pas­sion­nant de ce numé­ro pré­sente Curi­ti­ba (Bré­sil) comme un exemple de ville où l’ur­ba­ni­sa­tion a été pen­sée dès le début pour rendre la ville humaine, struc­tu­rée autour de trans­ports en com­mun effi­caces, et pro­po­sant des espaces de vie pié­tons agréables (avec notam­ment 51m² d’es­paces verts par habitant).

Enfin, un article à l’o­pi­nion bien trem­pée fait remar­quer que la télé publique sans pub, c’est bien, mais que la solu­tion serait plu­tôt de lut­ter contre ce média qui est « une enva­his­sante cou­lée diarréhique »…

Le défi climatique, n°31 des Dossiers de La Recherche

Voi­là un dos­sier pas­sion­nant, qui fait le tour des connais­sances des cli­ma­to­logues et des géo­graphes, afin de ten­ter de répondre à nos craintes de bou­le­ver­se­ment cli­ma­tique. Le genre de revue à mettre entre les mains de Claude Allègre, celui-là même qui nous sort des phrases du type « la cause de la modi­fi­ca­tion cli­ma­tique contem­po­raine reste incer­taine et n’est pas for­cé­ment due à l’ac­ti­vi­té humaine. » Riche en infor­ma­tions, cette revue tord le cou à plu­sieurs idées reçues, comme par exemple l’im­por­tance du Gulf Stream sur la dou­ceur du cli­mat euro­péen. On y évoque aus­si entre autres les dégâts cau­sés par l’é­le­vage indus­triel, cau­sant des émis­sions de méthane très élevées.

Le mes­sage prin­ci­pal est por­té par Rajen­dra Pachau­ri, prix Nobel de la paix en 2002, qui annonce « Il faut chan­ger notre mode de vie. » Posi­tion à mettre en rela­tion avec les posi­tions du jour­nal de la Décroissance ;)

Construire un monde durable, hors série n°243 de Science & Vie

Science & Vie a été la revue de mes années lycée. Arri­vé à la fac, je lui ai pré­fé­ré Pour la science, que j’ai trou­vé plus riche. De temps en temps, quand le sujet est inté­res­sant, je retrouve en kiosque Science & Vie. Mais régu­liè­re­ment je suis déçu par la forme des articles, qui sont plus des brèves que des articles, et par l’ap­proche presse à scan­dale (« on a inven­té la lévi­ta­tion ! » & co). Cepen­dant, ce numé­ro consa­cré à l’é­co­lo­gie et au déve­lop­pe­ment durable est assez inté­res­sant, notam­ment par les infor­ma­tions qu’il com­porte, la diver­si­té des sujets évo­qués et syn­thé­ti­sés en tableaux récapitulatifs…

Par­mi les infor­ma­tions inté­res­santes, on trouve en vrac qu’une famille uti­li­sant un sèche-linge consacre 15% de sa consom­ma­tion élec­trique à cet appa­reil, ou encore des réflexions sur le type de ville qui implique le moins de pol­lu­tion. Ain­si, on y retrouve l’i­dée — que j’a­vais déjà évo­qué ici — que les cita­dins ayant fait le choix de se pas­ser de voi­ture subissent la pol­lu­tion des auto­mo­biles des rur­bains et ruraux, alors que ces der­niers reprochent à la ville sa pol­lu­tion. On y lit encore que plus une ville est dense, moins elle pol­lue (moins de trans­ports, moins de chauf­fage, etc.), et que la quête des Fran­çais d’un pavillon en zone péri­ur­baine est une véri­table aber­ra­tion éco­lo­gique. La mixi­té des lieux de vie, de tra­vail et de com­merces est aus­si évi­dem­ment évo­quée (ah ces cités-dor­toir, qui entraînent plus de pol­lu­tion qu’autre chose, quel bonheur…).

On y parle bien sûr de la non-solu­tion que repré­sentent les agro­car­bu­rants (appe­lés par cer­tains bio­car­bu­rants), sujet aus­si abor­dé par la Décrois­sance. Et plein d’autres choses intéressantes.

Le canard enchaîné

Et pour finir ce petit tour d’ho­ri­zon du kiosque esti­val, l’in­con­tour­nable Canard Enchaî­né, qui raconte com­ment notre pré­sident a gen­tille­ment aidé Ber­nard Tapie à « rafler 40 mil­lions d’eu­ros net » ou encore témoigne de la médio­cri­té des ser­vices du site inter­net Voyage SNCF. On peut aus­si y lire com­ment les loge­ments sociaux vont dimi­nuer dans les années à venir, car non renou­ve­lés faute de règle­ment par l’É­tat d’aide au finan­ce­ment, comme il l’a­vait pré­vu ini­tia­le­ment. Mais on est habi­tués main­te­nant aux agis­se­ments en cati­mi­ni du gou­ver­ne­ment, anti-démo­cra­tique au possible…

Faire les choses à moitié

Quand on milite pour une cause que l’on consi­dère impor­tante, il existe plu­sieurs manières de le faire. Depuis la posi­tion intran­si­geante jus­qu’à un cer­tain laxisme compatissant.

Si l’on prend l’exemple du Logi­ciel Libre, on trouve par­mi les gens convain­cus de la jus­tesse de cette cause plu­sieurs atti­tudes : l’in­tran­si­geance des gens qui n’en­vi­sagent de pro­mou­voir et d’ai­der à ins­tal­ler que des logi­ciels libres, évi­tant par exemple de pré­sen­ter des dis­tri­bu­tions pro­po­sant des logi­ciels pro­prié­taires. À l’in­verse, cer­taines per­sonnes pensent que l’on doit pro­po­ser ces sys­tèmes d’ex­ploi­ta­tion par­se­més de logi­ciel pro­prié­taire quand « il n’y a pas d’autre solu­tion, et puis tout le monde a besoin de flash… » et que sans cette solu­tion, les gens fui­ront le Logi­ciel Libre car il serait incom­plet en terme de fonctionnalité.

On retrouve ce type de dilemne par exemple dans le végé­ta­risme. Ain­si, cer­taines per­sonnes militent pour l’a­bo­li­tion de la viande che­va­line. Or, je pense que c’est une erreur. En effet, cela implique que l’on consi­dère cer­tains ani­maux comme plus man­geables que les autres. Mais pour­quoi ? Le che­val, s’il est éle­vé pour la viande, comme la vache, pour­quoi un omni­vore refu­se­rait d’ar­rê­ter d’en man­ger alors qu’il consomme du bœuf ? Pour aller plus loin, si cette abo­li­tion était accom­plie, alors je crois que rien ne pous­se­rais les consom­ma­teurs à arrê­ter de consom­mer de la chair d’un autre ani­mal. Les gens qui militent pour l’a­bo­li­tion de la viande che­va­line disent que « ça serait un bon début. » Je pense qu’au contraire, ça ne sert à rien, dis­perse les éner­gies, et ras­sure les omni­vores qui consomment une autre chair (« je ne fais rien de mal, c’est la chair du che­val que l’on doit éviter. »).

De la même manière, on parle beau­coup en ce moment dans le milieu de la défense du droit des ani­maux de Bri­gitte Bar­dot (qui a quelques démè­lés avec la jus­tice). Cer­taines per­sonnes disent « mais elle a fait pas mal de bonnes choses pour les ani­maux, on peut la cri­ti­quer pour ses prises de posi­tions racistes, mais il faut se sou­ve­nir de ce qu’elle a fait pour les phoques par exemple. » Mais si l “on prête atten­tion à ses prises de posi­tion au sujet des ani­maux, on remarque qu’elles sont tou­jours orien­tées vers les ani­maux « mignons ». Cette prise de posi­tion spé­ciste, si d’un pre­mier abord semble être favo­rable à la condi­tion ani­male, peut aus­si je pense entraî­ner l’ef­fet inverse, car il n’y a pas que des ani­maux que l’hu­main trouve mignons…

En conclu­sion, je pense donc que faire les choses à moi­tié est loin d’être effi­cace quand l’on défend une idée, et que d’une cer­taine manière, cela nuit à la dif­fu­sion d’i­dées qui auraient été mieux véhi­cu­lées par un dis­cours clair et sans concession.

La loi OGM, une décision irréversible

Aujourd’­hui, j’ai enten­du Jack Lang dire que la révi­sion de la Consti­tu­tion était quelque chose d’im­por­tant, que ce n’é­tait pas comme une petite loi, pas comme la loi sur les OGMs par exemple.

J’a­voue avoir fait un bond. Ce n’est pas la ques­tion de la Consti­tu­tion qui m’a inter­pe­lé ici, mais la légè­re­té avec laquelle J. Lang a trai­té la ques­tion de la loi sur les OGMs. Je crois que c’est l’une des rares lois qui aient été votées en France à être irré­ver­sible. En effet, quand la loi s’ap­plique à des com­por­te­ments humains, régit la manière dont le gou­ver­ne­ment influe sur la vie publique, ou modi­fie la taxe sur la valeur ajou­tée, on peut reve­nir en arrière.

À l’in­verse, intro­duire des OGMs dans le pay­sage est quelque chose d’ir­ré­ver­sible : ces plantes vont se repro­duire, hors du contrôle des agri­cul­teurs (c’est nor­mal, ça se passe tou­jours ain­si avec les cultures agri­coles), et va s’ins­tal­ler de manière irré­mé­diable dans les cam­pagnes. Et il sera impos­sible de les supprimer.

Hier je dis­cu­tais avec plu­sieurs per­sonnes, et nous nous fai­sions la remarque que cette loi sur les OGMs qui a été adop­tée récem­ment l’é­tait contre l’a­vis de la majo­ri­té des Fran­çais. Nous avons com­pa­ré cette situa­tion à la loi d’a­bo­li­tion de la peine de mort, que l’on cite sou­vent dans cette situa­tion comme la loi qui allait contre l’o­pi­nion des Fran­çais d’a­lors, mais qui main­te­nant en ral­lie une majo­ri­té. C’est vrai. Mais il y a une dif­fé­rence majeure entre ces deux lois : si l’É­tat a for­cé la main aux citoyens sur la ques­tion de la peine de mort, c’est une déci­sion qui aurait pu être inver­sée lors d’une déci­sion ulté­rieure. Avec cette loi sur les OGMs, non seule­ment on assiste à un choix anti-démo­cra­tique, mais en plus, il est immuable. 

Ce choix est à mes yeux le sym­bole d’un véri­table malaise dans le fonc­tion­ne­ment de notre pays. On ne devrait pas pou­voir impo­ser à un peuple quelque chose qu’il ne pour­ra défaire par la suite. Enfin, l’im­por­tant est qu’on conti­nue de croire que l’on vit dans une démo­cra­tie… Du pain et des jeux !

Petite promenade à l’ouest

Il y a peu, j’ai pro­fi­té d’une série de situa­tions favo­rables et cohé­rentes pour aller me pro­me­ner à l’ouest du Puy de Dôme.

Tout a com­men­cé par la venue de ma sœur et de notre mère à Cler­mont-Fer­rand. Nous avons pas­sé quelques jours très sym­pa­thiques, à nous pro­me­ner, dis­cu­ter, cui­si­ner, échan­ger, et par­ta­ger quelques bons moments avec ma fille et sa famille. Nous en avons notam­ment pro­fi­té pour visi­ter l’ex­po­si­tion consa­crée à Biben­dum, le per­son­nage publi­ci­taire de Miche­lin, qui était visible au musée Roger Quillot. Vrai­ment très intéressant.
bibendum

Puis nous avons fait la route pour Nantes en voi­ture. Entre les visites de la famille et les amis, je n’ai pas eu le temps de m’en­nuyer. J’ai ain­si revu l’un de mes cama­rades de maî­trise de mathé­ma­tiques, avec qui nous avons dis­cu­té d’algèbre de Clif­ford, qui l’in­té­resse d’un point de vue mathé­ma­tique, et qui est un outil de plus en plus popu­laire dans mon domaine de mani­pu­la­tion de sur­faces en infor­ma­tique. Je suis aus­si pas­sé à Linux Nantes, pour un repas entre geeks, très sym­pa (nous étions bien 30).
Mon père m’a offert l’une de ses pre­mières réa­li­sa­tions de sculp­ture par détour­ne­ment d’ob­jet : un porte-filtre construit avec deux cintres métal­liques, en forme de papillon. Superbe ! J’es­père qu’il conti­nue­ra sur cette piste, c’est vrai­ment chouette.
porte filtre

J’ai pro­fi­té de ces quelques jours proches de la Bre­tagne pour faire une virée rapide à Rennes, où Raphaël et Claire m’ont eme­né à l’é­ven­tail, un petit res­tau­rant bio, à l’am­biance très agréable, à la soupe excel­lente, et au jus de fruits délicieux.
Bouffe bio

Puis, après une fête de famille à Mou­lins (Deux-Sèvres), où nous avons pas­sé une jour­née très agréable, j’ai pas­sé quelques jours chez ma sœur à Che­mil­lé. Entre quelques moments de bou­lot, nous avons pas­sé nos soi­rées à jouer au clan du néon, étei­gnant ain­si avec mon beau-frère près de 11 enseignes. Une réussite !
Nous sommes aus­si allé visi­ter le toit de l’An­jou, qui s’il n’est pas aus­si haut que le puy de Dôme, offre tout de même une belle vue :
toit de l'Anjou

Enfin, j’ai pro­fi­té de la qua­li­té des recherches d’i­ti­né­raires pro­po­sés par le site inter­net de la Bahn (l’é­qui­valent alle­mand de la SNCF) pour trou­ver un train de Che­mil­lé à Futu­ro­scope, alors même que le site de la SNCF conci­dé­rait ça comme impos­sible. J’ai ain­si devan­cé Éme­line de quelques semaines dans cette gare de Chemillé.

Enfin, j’ai pas­sé une jour­née au SIC, avec mon direc­teur de thèse, pour une réunion du groupe de tra­vail Algèbre de Clif­ford du prides. Puis nous sommes ren­trés par la route en Auvergne.