Non au viol de la démocratie

Alors que dou­ce­ment on prend pour le peuple des déci­sions qu’il aurait contes­té en temps nor­mal, nous nous tai­sons, en accep­tant le choix des urnes que nous avons fait col­lec­ti­ve­ment (du moins c’est le prin­cipe d’une démo­cra­tie).

Mais voi­là, notre cher gou­ver­ne­ment, non content de décré­ter que dor­mir dehors sera pas­sible de pri­son, vient de nous for­cer la main en adop­tant la révi­sion de la Consti­tu­tion préa­lable à la rati­fi­ca­tion du trai­té euro­péen de Lis­bonne. Puisque le peuple ne veut pas d’une Europe éco­no­mique écra­sant le citoyen, alors impo­sons-la lui !

nous voulons un référendum

Je vous conseille de pas­ser par le blog d’O­li­vier Bon­net, Plume de presse, où vous trou­ve­rez un billet très inté­res­sant sur la ques­tion ain­si que de nom­breux autres. Et bien sûr, pen­sez à signer la péti­tion :

Statistiques de blog

En regar­dant sur le côté du blog, là où l’on peut navi­guer par mois, j’ai cru remar­quer qu’il y avait une cer­taine régu­la­ri­té dans le nombre de billets que j’é­cris ici par mois. J’ai donc rapi­de­ment tra­cé un graphe pour étu­dier ce com­por­te­ment…

Nombre de billets par mois

Et fina­le­ment, ce qui en découle, c’est le faible nombre de posts pen­dant la période esti­vale, et une pointe en octobre, du moins sur les deux pre­mières années entières. Ren­dez-vous dans un an donc, pour voir si l’é­vo­lu­tion est iden­tique.

Et sur vos blogs, on observe aus­si une régu­la­ri­té ?

Edit  j’ai pris le temps d’ex­traire les sta­tis­tiques sur les com­men­taires des billets, comme pro­po­sé par Joss. Un billet de ce blog est par­ti­cu­lier, il com­porte plus de 200 com­men­taires. Aus­si j’ai réa­li­sé deux séries de sta­tis­tiques : avec et sans le billet #68.

Nombre de commentaires

Ensuite, deux dia­grammes sur le modèle du dia­gramme des billets, mais cette fois-ci pour les com­men­taires, une fois sans le billet #68, une fois avec.

Commentaires (sans billet #68)
Commentaires (avec billet #68)

On remarque ici aus­si un calme pen­dant la période esti­vale, et un autre en début d’an­née, pro­ba­ble­ment influen­cé par la fré­quence des billets que je poste.

Décroissance

Alors que Bar­bux démarre un blog sur la décrois­sance, « Jour­nal d’une décrois­sance amor­cée », je conti­nue à m’in­té­res­ser à la ques­tion.

En effet, plu­sieurs de mes choix de vie et poli­tiques concordent avec la décrois­sance : le végé­ta­risme, l’éco­lo­gie, le logi­ciel libre ou encore le refus du capi­ta­lisme et du « tra­vailler plus pour gagner plus. »

J’ai ain­si adop­té de nom­breux gestes simples qui vont dans ce sens : je suis abon­né au biau­jar­din, je ne pos­sède pas de voi­ture et pri­vi­lé­gie la marche à pied et les trans­ports en com­mun les moins pol­luants, je pro­fite que les logi­ciels libres ne néces­sitent pas d’or­di­na­teurs sur­puis­sants (contrai­re­ment aux sys­tèmes pro­prié­taire modernes) pour uti­li­ser mon ordi­na­teur plus long­temps, j’é­vite d’a­che­ter des ali­ments pro­duits loin ou avec beau­coup d’emballages, etc. Bien sûr, c’est per­fec­tible. Chaque jour, je découvre des habi­tudes encore amé­lio­rables, et cer­taines sont dif­fi­ciles à perdre. Ce ne sont que des petits pas, et pas un choix de vie radi­ca­le­ment dif­fé­rent : j’ha­bite encore en ville, fais une par­tie de mes courses dans une grande sur­face, tra­vaille dans un bureau…

Cepen­dant, la décrois­sance sans réflexion n’est pro­ba­ble­ment pas non plus le bon che­min. Ain­si, tous les béné­fices sociaux que nous avons acquis ne doivent pas être aban­don­nés [1]. De la même manière, des ques­tions per­sistent. Par exemple il y a peu j’ai ache­té une planche à décou­per. J’a­vais le choix entre une planche en bois assez clas­sique, et une planche en bois de bam­bou. Il y a plus de chance que la planche en bois ai été fabri­quée proche de chez moi. L’im­pact éco­lo­gique de son trans­port est donc moindre. Par contre, le bam­bou est un maté­riaux très résis­tant (dont on annonce qu’il sera pro­ba­ble­ment le rem­pla­çant du plas­tique pour de nom­breux usages), mais un peu exo­tique. À ma place, qu’au­riez-vous choi­si ? La planche éco­nome à fabri­quer, ou celle qui dure­ra le plus long­temps ?

Le Clan du Néon

J’ai de plus en plus de mal à sup­por­ter les com­por­te­ments outra­geu­se­ment non éco­lo­giques. Il est vrai que par­fois, les com­por­te­ments res­pec­tueux de notre pla­nète sont dif­fi­ciles à adop­ter, tant ils semblent contrai­gnants. Mais quelle satis­fac­tion per­son­nelle quand on y arrive !

D’autres com­por­te­ments sont simple à adop­ter. Ceux-là font par­fois appel à notre inté­rêt éco­no­mique, comme par exemple éteindre la lumière quand on sort d’une pièce. Un geste simple, qui sup­prime la consom­ma­tion inutile d’un peu de notre pla­nète. Dans le même registre, l’é­clai­rage de bâti­ments publics, sou­vent his­to­riques, me gène sou­vent. Il est vrai que c’est superbe, mais que de res­sources consu­mées pour un plai­sir futile, voire même sou­vent igno­ré !

Mais le sum­mum de la consom­ma­tion lumi­neuse inutile est pour moi l’é­clai­rage des enseignes de maga­sins, notam­ment la nuit. On se demande où est l’in­té­rêt pour le com­mer­çant : mon­trer sa puis­sance éco­no­mique (« c’est moi qui ai la plus grosse ») peut-être ? Tou­jours est-il que c’est vrai­ment insup­por­table, ce com­por­te­ment illus­trant vrai­ment le manque de sens civique, de res­pect d’au­trui et le manque de valeurs éco­lo­giques des pro­prié­taires.

Et c’est là qu’in­ter­vient le Clan du Néon. Ces gens ont choi­si de prendre les choses en main, et se font une joie d’é­teindre ces enseignes noc­turnes. Et ce, sans rien déte­rio­rer. Ils pro­fitent le l’in­ter­rup­teur pla­cé en façade des maga­sins, qu’ils bas­culent sur « off », et le tour est réglé.

Cher Clan du Néon, mer­ci de nous redon­ner le sou­rire !