Brisbane, premiers jours

Je suis arri­vé jeu­di der­nier à Bris­bane, après un voyage en avion assez long (j’en ai main­te­nant pour long­temps à tra­vailler mon empreinte éco­lo­gique afin de gom­mer en par­tie ce tra­jet aéro­por­té). Après avoir fait quelques pas dans la ville, posé mon sac dans ma col­lo­ca­tion d’un mois, pris une douche et déjeu­né tran­quille­ment dans le centre-ville, j’ai retrou­vé dès l’a­près-midi le che­min du labo, his­toire de ne pas perdre trop de temps. C’est par­ti pour un mois à tra­vailler sur les détails topo­lo­giques d’un pro­jet d’i­ma­ge­rie médi­cale qui s’in­té­resse à la mala­die d’Alz­hei­mer.

Le len­de­main, le soleil était encore de la par­tie, et sur le che­min pour le labo­ra­toire, j’ai croi­sé de chouettes coins, en tra­ver­sant plu­sieurs zones rési­den­tielles. La zig-zag street porte assez bien son nom. Ici, les rues sont pour l’es­sen­tiel très droites, mais la topo­gra­phie est telle qu’elles ne font que mon­ter et des­cendre. De vraies mon­tagnes russes. On pour­rait croire en étu­diant une carte de la ville que l’as­pect sillon­neux de la rivière vient du fait qu’elle tra­verse une plaine. Il n’en est rien, il s’a­git juste d’une tra­jec­toire qui tente d’é­vi­ter les reliefs.

Les deux jours de mon pre­mier week-end, j’ai choi­si de les pas­sés à me pro­me­ner dans la ville. J’ai essayé de prendre un peu de pho­tos. Manque de chance, j’ai décou­vert en ren­trant le same­di soir que j’a­vais oublié mon char­geur de bat­te­rie en Europe. Il va donc fal­loir attendre un peu avant d’a­voir de nou­velles pho­tos… Mais voi­ci tout de même les pho­tos de same­di :

Vous y ver­rez quelques bâti­ments, pas mal de végé­taux, en par­ti­cu­lier dans le jar­din bota­nique, car c’est assez dérou­tant pour un euro­péen. Les quelques ani­maux croi­sés sont aus­si étranges.

Pour ce qui est de la struc­ture de la ville, l’hy­per­centre est un mélange de buil­dings énormes, de bâti­ments admi­nis­tra­tifs au style clas­sique, d’é­glises assez jolies (bien que récentes), et de bâti­ments plus bas, et un peu plus anciens. Enfin, dès que l’on s’é­loigne du centre, on tra­verse des zones rési­den­tielles à perte de vue, les mai­sons sont sou­vent en bois, par­fois sur pilo­tis. Pas de chauf­fage ici, car même en hiver, la tem­pé­ra­ture des­cend rare­ment en des­sous de 8°C.

Au revoir, Genova !

Comme je l’an­non­çais ici dans un pré­cé­dent billet, je serai dès la ren­trée pro­chaine ensei­gnant-cher­cheur à Cler­mont-Fer­rand. La semaine der­nière, j’ai donc quit­té défi­ni­ti­ve­ment l’I­ta­lie, où j’ai habi­té pen­dant une petite année à Gênes. Cette année a été pas­sion­nante sur tous les points de vue, tant pro­fes­sion­nel­le­ment que pour la vie au quo­ti­dien. C’est défi­ni­ti­ve­ment la taille de ville où j’aime vivre au quo­ti­dien.

Après quelques jours de repos en France, agré­men­té de quelques tâches admi­nis­tra­tives pas­sion­nantes (hum), je m’en­vole pour un mois en Aus­tra­lie, et plus pré­ci­sé­ment à Bris­bane, pour rejoindre le CSIRO ICT Centre. Nous avons en effet un pro­jet en com­mun, finan­cé par l’U­nion Euro­péenne (pro­jet FAST), et visant à pro­po­ser des méthodes et outils amé­lio­rant la détec­tion de la mala­die d’Alz­hei­mer. Je m’in­té­resse en par­ti­cu­lier aux ques­tions de cor­rec­tion topo­lo­gique des modèles 3D recons­ti­tués à par­tir d’i­mages IRM. Un mois que j’es­père pas­sion­nant ! Si vous avez des sug­ges­tions de visites tou­ris­tiques à effec­tuer durant les week-ends, n’hé­si­tez pas. Je vous en remer­cie d’a­vance.

Outlaw jam

Il y a peu, j’é­tais donc à Aix-en-Pro­vence pour la confé­rence SMI 2010. Et coup de chance, les dates coïn­ci­daient avec la fête de la musique. J’ai ain­si pu me pro­me­ner dans les rues de la ville, le soir du 21 juin, à la décou­verte de sons (plus ou moins) locaux. les inévi­tables murs de son que l’on croise main­te­nant lors de cette soi­rée étaient bien sûr pré­sents, comme dans la plu­part des villes. Cer­tains DJs pro­po­saient des mix pas dénués d’in­té­rêt, mais j’aime bien aus­si par­tir ce soir-là à la décou­verte de sons plus clas­siques. C’est ain­si qu’aux détours d’une rue, je suis tom­bé sur un groupe de pop-rock à la com­po­si­tion assez clas­sique : une chan­teuse, une fille au cla­vier, un bas­siste, un gui­ta­riste et un bat­teur. Je crois que je suis tom­bé sous le charme de la voix de la chan­teuse. Certes, c’é­tait de l’an­glais qu’elle chan­tait. En géné­ral, je pré­fère quand les groupes fran­co­phones choi­sissent le fran­çais. Mais le timbre chaud de sa voix était envoû­tant, et je suis res­té jus­qu’à la fin du concert. Les amis des membres du groupe étaient aus­si là pour mettre l’am­biance, et le public était assez consé­quent. Un chouette moment.

À la fin du concert, ils n’ont pas man­qué de pré­ci­ser leur nom, que je me suis empres­sé de noter. Manque de chance, une erreur de mani­pu­la­tion m’a fait perdre ce nom… Alors j’ai écu­mé l’In­ter­net, exploi­tant les dif­fé­rentes tech­no­lo­gies pro­po­sées sur le réseau, scru­tant les posts sur les forums, pour­sui­vant de lien en lien l’in­for­ma­tion. On ne peut pas dire que le site de la mai­rie soit très cau­sant. J’es­pé­rais y trou­ver une liste des groupes pré­sents ce soir là, mais rien. Et puis, coup de chance, je suis tom­bé sur le site Cultis­min, un blog regor­geant d’in­for­ma­tions sur la région, et qui pro­pose une liste des concerts de la soi­rée. Et ça a fait tilt. Mais bien sûr, ce groupe, ce sont les Out­law jam !

N’hé­si­tez pas à visi­ter leur site inter­net. Bon, si comme moi vous n’a­vez pas flash sur votre ordi­na­teur, les pos­si­bi­li­tés sont res­treintes. Mais l’an­nonce d’un site inter­net à venir est une bonne nou­velle. À suivre, donc !

Le fonds ancien de l’ENSAM d’Aix-en-Provence

Il y a peu j’é­tais à Aix-en-Pro­vence pour par­ti­ci­per à SMI 2010, une confé­rence où je pré­sen­tais une par­tie de mes tra­vaux de recherche réa­li­sés à la fin de ma thèse. Cette confé­rence avait lieu à l’école natio­nale supé­rieure d’Arts et Métiers, ins­tal­lée depuis 1843 dans des bâti­ments ayant aupa­ra­vant accueilli des reli­gieux. La confé­rence était pas­sion­nante, j’ai eu l’oc­ca­sion de par­ta­ger de nom­breuses dis­cus­sions très inté­res­santes avec les autres par­ti­ci­pants.

En marge de la confé­rence, j’ai éga­le­ment eu la chance de dis­cu­ter avec la res­pon­sable de la biblio­thèque de l’é­cole. Au fil de la conver­sa­tion, nous en sommes venus à par­ler de fonds ancien. Elle m’a alors décrit le fonds que pos­sède l’é­cole, et a gen­tille­ment accep­té de me le pré­sen­ter. C’est ain­si que j’ai pu entrer dans les deux pièces situées au second étage d’un bâti­ment de l’é­cole, où sont ins­tal­lés ces livres anciens.

C’é­tait assez impres­sion­nant de décou­vrir ces ouvrages, sélec­tion­nés au fil des ans et pré­sen­tés ici dans des biblio­thèques au charme cer­tain. En quelques mots, il s’a­git d’un fonds inté­res­sant, car il repré­sente une pho­to­gra­phie de l’en­sei­gne­ment que l’on pro­po­sait voi­là plus d’un siècle aux futurs ingé­nieurs. Il semble qu’il n’y ait pas réel­le­ment d’ou­vrages rares, l’in­té­rêt rési­dant plus dans la com­pi­la­tion de ces docu­ments. À noter tout de même quelques docu­ments spé­ci­fiques à l’é­cole, tel que les numé­ros de la revue publiée pen­dant de nom­breuses années, recueillant les avan­cées des ingé­nieurs issus de l’é­cole. La visite était vrai­ment pas­sion­nante, notam­ment grâce à la pas­sion et la pré­ci­sion de notre hôte.

Bien que sans finan­ce­ment réel, ce fonds est régu­liè­re­ment mis en valeur, afin de faire par­ta­ger au plus grand nombre ce patri­moine de l’his­toire uni­ver­si­taire natio­nale. Ain­si, en plus des ani­ma­tions orga­ni­sées au moment des jour­nées du patri­moine, un tra­vail de numé­ri­sa­tion et de cata­lo­gage est en cours, ce qui faci­li­te­ra la consul­ta­tion de ce fonds. On en trouve déjà quelques traces sur la page consa­crée au fonds sur le site de l’é­cole, ou encore sur e‑corpus. Gageons que ce tra­vail de numé­ri­sa­tion (et d’OCR pour cer­tains docu­ments) sera un franc suc­cès.

Maître de conférences, Université d’Auvergne

J’ai peu le temps de pos­ter ici ces der­niers temps, prin­ci­pa­le­ment parce que cette période est riche en dépla­ce­ments. J’es­père avoir le temps et l’éner­gie d’é­crire quelques billets sur les confé­rences récentes aux­quelles j’ai par­ti­ci­pé. En atten­dant, je ne résiste plus à l’en­vie d’é­crire ici la bonne nou­velle qui m’a été confir­mée il y a peu par le site du minis­tère de l’en­sei­gne­ment supé­rieur et de la recherche : je suis recru­té à la ren­trée 2010 à l’U­ni­ver­si­té d’Au­vergne, comme maître de confé­rences.

Ceci marque donc la véri­table fin de 10 années d’é­tudes, consa­crées aux mathé­ma­tiques et à l’in­for­ma­tique. J’ai de plus la joie d’a­voir décro­ché un poste dans la ville où je sou­hai­tais m’ins­tal­ler, pour être proche de ma fille.

Une petite des­crip­tion de ce que seront mes acti­vi­tés pro­fes­sion­nelles pen­dant les années à venir : j’ai été recru­té sur un poste dont l’en­sei­gne­ment se fera à l’IUT GEA (ges­tion des entre­prises et des admi­nis­tra­tions), où j’ai­de­rai les étu­diants de cette for­ma­tion pro­fes­sion­na­li­sante à appré­hen­der et maî­tri­ser les outils infor­ma­tiques, à la fois d’un point de vue pra­tique et théo­rique. La par­tie recherche, quant à elle, se fera dans un tout jeune labo­ra­toire de l’U­ni­ver­si­té, résul­tant de la fusion de l’ERIM (où j’a­vais réa­li­sé mon pré-doc) et du LAIC. Si vous pas­sez par Cler­mont-Fer­rand, à par­tir de sep­tembre pro­chain, je pour­rai vous y accueillir avec plai­sir !