Cibi e libri

Il y a peu, je pes­tais contre les focac­ce­rias qui uti­lisent du gras de porc comme ingré­dient dans leurs focac­cias à Geno­va. Je n’ai pas eu à trop cher­cher pour en trou­ver une qui fait tout sans gras de porc, rue San Vin­cen­zo. Un coin par­fait, entre la gare et la via XX set­tembre, pour les same­dis de pro­me­nade en ville.

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Alors pour ne pas trop effrayer les végé­ta­riens qui vou­draient venir à Geno­va, je me devais de rap­por­ter ici l’ex­cel­lente sur­prise que j’ai eu en pous­sant la porte de Cibi e Libri, près de la mai­son d’en­fance de Chris­tophe Colomb.

Il s’a­git d’un res­tau­rant végé­ta­lien, dans l’es­prit repas rapide. Les ingré­dients sont bio et locaux, le pro­prié­taire — un homme char­mant — entre­tient de bonnes rela­tions avec de jeunes pro­duc­teurs de la région. Le vin rouge est d’ailleurs très sym­pa.

La spé­cia­li­té du lieu est un steak végé­tal très réus­si, tant en goût qu’en saveur, que l’on se voit ser­vi avec une galette de riz, et des pré­pa­ra­tions à base de légumes, céréales et légu­mi­neuses, légè­re­ment épi­cées ou non. Vrai­ment chouette. Pour ce que j’ai pu y goû­ter, les muf­fins vegan aus­si sont excel­lents.

Pour finir de décrire le lieu, ima­gi­nez bien qu’a­vec un nom comme celui-ci vous trou­ve­rez pas mal de livres posés sur les éta­gères. Le res­tau­rant pro­pose éga­le­ment une connexion à inter­net gra­tuite (avec notam­ment des prises réseau, un rêve pour qui fuit le sans-fil), et d’a­près les dis­crètes notes, semble être gay-friend­ly. Bref, un endroit super fré­quen­table ! Adop­té !

Si vous vou­lez plus d’in­for­ma­tions sur le res­tau­rant, ou sur Loren­zo, le pro­prié­taire du lieu, je vous invite à par­cou­rir la toile :

À noter que pour cou­ron­ner le tout, Loren­zo parle anglais et fran­çais, en plus de son ita­lien natal.

Script pour les postes de maîtres de conférences

Pour qui a été qua­li­fié au poste de maître de confé­rences ces deux der­nières années, la traque aux postes dis­po­nibles est une acti­vi­té très à la mode ces der­niers temps. Sui­vant la sec­tion qui nous inté­resse (c’est-à-dire la matière), on trouve plus ou moins faci­le­ment les infor­ma­tions utiles. Dans tous les cas, le canal offi­ciel d’in­for­ma­tion pour les nou­veaux postes est évi­dem­ment le site du minis­tère de l’en­sei­gne­ment supé­rieur et de la recherche, qui pro­pose une liste à jour des postes publiés, sous forme de fichiers pdf conte­nant des liens vers les fiches des­crip­tives des postes.

Le site pro­pose bien de s’ins­crire pour être infor­mé des mises à jour, mais rien de vrai­ment très pra­tique. J’ai donc écrit rapi­de­ment un script en python qui télé­charge la liste des postes, fait la liste des postes dans une sec­tion don­née, télé­charge les fiches des­crip­tives cor­res­pon­dantes, et indique la date de fin de can­di­da­ture. À noter que seuls les nou­veaux postes sont télé­char­gés de nou­veau, si l’on relance une nou­velle fois le script après une pre­mière uti­li­sa­tion.

Ce script est natu­rel­le­ment dis­po­nible sous licence libre, sans garan­tie qu’il fonc­tionne cor­rec­te­ment pour toutes les situa­tions, et dans les temps à venir. En effet, son bon fonc­tion­ne­ment dépend de nom­breux para­mètres, dont notam­ment la forme des fichiers pro­po­sés sur le site du minis­tère.

Pour le télé­char­ge­ment, c’est par là : liste-postes.py. N’ou­bliez pas de le renom­mer en « .py », au cas où il pré­sen­te­rait une exten­sion exo­tique du type « py.txt »…

Désillusion végétarienne

Lorsque je suis arri­vé à Geno­va, j’ai été agréa­ble­ment sur­pris par les plats régio­naux, qui étaient pour la plu­part végé­ta­riens : focac­cia, tor­ta (un genre de tarte ou quiche, géné­ra­le­ment aux légumes verts), mines­trone alla geno­vese, pâtes au pes­to et autres légumes far­cis, dans l’en­semble je trou­vais ça assez chouette.

Et aujourd’­hui, la dés­illu­sion : j’ai décou­vert grâce à une de mes col­lo­ca­taires que de nom­breuses focac­ce­rias fabriquent leurs focac­cia en uti­li­sant… de la graisse de porc ! Il semble même que pas mal de piz­ze­rias en uti­lisent aus­si pour leurs piz­za. Bigre, diantre, sacre­bleu !

J’ai donc com­men­cé à réper­to­rier les infor­ma­tions que je pou­vais trou­ver sur inter­net à ce sujet, notam­ment les adresses de mai­sons qui fabriquent leurs ali­ments sans pro­duits ani­maux : vie à Geno­va (wiki).

Le pire, dans tout ça, c’est qu’il semble que ce soit une rai­son de coût qui pousse les arti­sans et fabri­cants à faire ce choix, et que ça n’est pas meilleur, bien au contraire.

PS : une ques­tion plus futile m’en­nuie. Je vou­drais écrire tor­ta au plu­riel. En ita­lien, c’est torte. Mais en géné­ral, les mots qui viennent de l’i­ta­lien dans la langue fran­çaise ont un plu­riel à la fran­çaise, comme par exemple piz­zas au lieu de pizze. Quelle est l’or­tho­graphe cor­recte de ces mots au plu­riel ?

Qualifié en section 27

Quelques jours après avoir été rete­nu pour le prix Jeune Cher­cheur, je viens d’ap­prendre offi­ciel­le­ment que j’é­tais qua­li­fié au poste de maître de confé­rences en sec­tion 27 (infor­ma­tique). Ça veut dire que je vais pou­voir can­di­da­ter aux postes qui seront pro­po­sés ces pro­chaines semaines dans les dif­fé­rentes uni­ver­si­tés fran­çaises. Si j’ar­ri­vais à mes fins, j’au­rais alors un poste d’en­sei­gnant-cher­cheur dès sep­tembre 2010.

La route est longue, mais on avance !

Poster topologique

Depuis que je suis en Ita­lie, je me suis ins­tal­lé d’une part dans un nou­vel appar­te­ment, et d’autre part dans un nou­veau bureau au labo­ra­toire. Cepen­dant, je n’a­vais ame­né avec moi qu’une grosse valise, donc point de pos­ters, de tableaux et autres déco­ra­tions d’u­sage. Mes murs étaient bien vides. À tel point d’ailleurs qu’on me l’a fait remar­quer gen­tille­ment plu­sieurs fois au labo.

Mais au lieu de tom­ber dans la faci­li­té, et de faire l’ac­qui­si­tion d’illus­tra­tions dans le com­merce, j’ai com­men­cé à réflé­chir à une méthode per­son­nelle pour cou­vrir ces murs. Il faut dire que les murs de ma chambre font bien dans les 5 mètres de haut, il fal­lait donc que je trouve quelque chose d’ef­fi­cace. Après quelques temps de réflexion, et aux vues des élé­ments que j’a­vais à dis­po­si­tion, une idée à com­men­cé à ger­mer… Mais vu la com­plexi­té de la tâche, j’ai choi­si de réa­li­ser d’a­bord un pos­ter pour mon bureau, où les murs sont de taille plus rai­son­nable.

J’ai donc fait l’ac­qui­si­tion d’une petite pile de feuilles A4 rouges pour com­plé­ter la ramette de papier blanc que j’a­vais à dis­po­si­tion. Je me suis muni de cou­rage, et d’une bonne dose d’or­ga­ni­sa­tion. Puis j’ai com­men­cé. Bah, fina­le­ment ça ne m’a pas pris plus d’un week-end et un soir, c’é­tait donc assez fai­sable. Il m’en fau­dra cepen­dant un au moins trois fois plus grand pour ma chambre. Et voi­là, mon bureau est déco­ré main­te­nant :

J’ai donc uti­li­sé 24 car­rés blancs de 21 cm par 21 cm de côté, espa­cés cha­cun de 3 cm, puis j’ai décou­pé les sil­houettes que j’a­vais aupa­ra­vant esquis­sées sur du papier rouge :

C’est net­te­ment ins­pi­ré des illus­tra­tions que j’a­vais réa­li­sées pen­dant la rédac­tion de ma thèse, et qui racontent un peu mes tra­vaux de recherche. Évi­dem­ment, le sujet sera dif­fé­rent dans ma chambre, mais je pense uti­li­ser la même tech­nique.

Edit : si vous sou­hai­tez vous aus­si réa­li­ser un tel pos­ter, ou connaître la manière dont je l’ai réa­li­sé, je vous invite à consul­ter le making-of numé­rique du pos­ter.