les voitures ça pollue

Par­fois quand on dis­cute de sujets qui me tiennent à cœur, j’ai ten­dance à avoir des réac­tions un peu épi­der­miques.

L’autre jour nous par­lions avec des amis de l’en­droit idéal où vivre. La ques­tion était de savoir s’il fal­lait mieux vivre dans le centre d’une ville, ou dans la péri­phé­rie. La ques­tion se posait pour quel­qu’un qui suit des cours au centre de la ville. Et l’une des per­sonnes autour de la table a dit : « il vaut mieux ne pas habi­ter dans le centre sur­tout quand on a un bébé, car c’est trop pol­lué ». Soit, c’est vrai. Un peu plus tard dans la conver­sa­tion, on avait donc fini par en conclure qu’­ha­bi­ter en péri­phé­rie, c’est mieux pour la qua­li­té de vie (pas de pol­lu­tion, etc). Et de conclure que de toute façon, il fal­lait une voi­ture pour se dépla­cer, car les trans­ports en com­mun ne sont pas effi­caces pour se rendre aux cours dans le centre.

Et là, je me suis un peu éner­vé. Je le regrette main­te­nant. Car c’est vrai que ce rai­son­ne­ment est le plus logique quand on a peu de temps dans la jour­née, un jeune enfant de qui s’oc­cu­per, et des cours à suivre : la voi­ture est une évi­dence. Les réseaux de trans­port en com­mun sont mals conçus. Tant qu’on vit seul, ça ne pose pas trop de pro­blème. Mais quand l’or­ga­ni­sa­tion fami­liale devient plus com­plexe, la solu­tion pédestre/transport en com­mun devient qua­si uto­piste, sur­tout si l’on tra­vaille.

Cepen­dant, si ce rai­son­ne­ment est le plus logique indi­vi­duel­le­ment, c’est tout de même une aber­ra­tion : d’un côté, on reproche à la ville d’être pol­luée, et on pré­fère habi­ter au loin, et de l’autre côté on ne fait rien pour résoudre ce pro­blème, au contraire : on choi­si une solu­tion pra­tique qui est la cause prin­ci­pale de la pol­lu­tion en ville!!!

La réa­li­té est dure par­fois…

Épicerie exotique à Clermont-Ferrand

Nous cher­chions cet après-midi avec une amie une épi­ce­rie asia­tique, à la recherche de tofu, d’algues et autres sauce soja pour com­po­ser des plats végé­ta­liens équi­li­brés, com­plets et gus­ta­ti­ve­ment inté­res­sants. Je me rap­pe­lais être déjà ren­tré dans une épi­ce­rie près du mar­ché Saint-Pierre, dans une rue qui remonte vers la cathé­drale. Nous y sommes retour­nés, mais mon amie a été très déçue par la bou­tique, qui tenait plus lieu de trai­teur que d’é­pi­ce­rie. De plus, les choix étaient vrai­ment ridi­cules. Nous com­men­cions à remon­ter vers la cathé­drale quand nous avons déci­dé d’al­ler poser la ques­tion à un bura­liste du quar­tier. L’homme, très gen­til, a fini par se rap­pe­ler de l’exis­tence du Bui bui…

En sui­vant ses indi­ca­tions, nous nous y sommes ren­dus. Et bien le Bui bui est une excel­lente épi­ce­rie. Les pro­duits sont divers, plein d’i­dées pour les plats végé­ta­riens, des pickle déli­cieux, l’am­biance très classe. Je crois que j’y retour­ne­rais sou­vent !

Les médecins et le végétarisme

Quand on est végé­ta­rien, et que l’on a aus­si fait ce choix pour ses enfants, il arrive que l’on ren­contre des méde­cins peu infor­més qui ne com­prennent pas ce choix, voire qui deviennent agres­sifs. Il n’est alors pas tou­jours très facile de se faire croire, même si l’on a pas­sé beau­coup de temps à se ren­sei­gner sur la dié­té­tique, les carences diverses, les sources de pro­téines, de fer ou de B12.

Le mois der­nier, j’ai eu l’oc­ca­sion de prendre contact avec Jérôme Ber­nard-Pel­let, un méde­cin géné­ra­liste végé­ta­lien. Ce der­nier m’a conseillé un docu­ment qui fait réfé­rence dans le domaine médi­cal, une revue des publi­ca­tions liées à l’a­li­men­ta­tion végé­ta­rienne, et publiée dans le jour­nal de l’A­me­ri­can Die­te­tic Asso­cia­tion en juin 2003, « revue qui fait par­tie des 120 revues médi­cales consi­dé­rées comme étant les plus poin­tues dans le monde ». Le docu­ment ori­gi­nal est en anglais, mais il m’a gen­tille­ment trans­mis une tra­duc­tion en fran­çais, qu’il conseille de trans­mettre à tout méde­cin scep­tique sur les ques­tions de végé­ta­risme.

C’est avec son accord que je dif­fuse ici ce docu­ment :

Un de plus…

Je n’ai jamais voté blanc jus­qu’à pré­sent. Cepen­dant je viens d’a­jou­ter à la liste des hommes poli­tiques pour qui je ne vote­rais pas même s’il y avait en face un des popu­listes de la scène poli­tique fran­çaise. L’ex­cellent article « Bor­loo signe un chèque en bois de 2 mil­liards » du Canard enchaî­né de cette semaine a fini de me convaincre. On peut en effet y lire que notre cher ministre de l’emploi, du tra­vail et de la cohé­sion sociale, tou­jours plus fort dans les pro­messes, a enga­gé son minis­tère pour un mon­tant de 2 mil­liards dans les actions de l’Agence natio­nale pour la réno­va­tion urbaine, en sachant per­ti­nem­ment qu’il n’au­rait pas besoin de trou­ver une telle somme avant les élec­tions. Le canard signale pour­tant que devant l’é­nor­mi­té de la dette il a ten­té d’en faire endos­ser le prix aux col­lec­ti­vi­tés locales. Défi­ni­ti­ve­ment, ce gou­ver­ne­ment touche vrai­ment le fond, conti­nuant à enga­ger l’É­tat sur des frais impos­sibles tout en bais­sant les impôts natio­naux.

L’é­chéance des élec­tions n’ar­range défi­ni­ti­ve­ment pas leur atti­tude mépri­sable.