Travailler 12 heures par jour

Arri­vé à Londres depuis quelques jours, je n’ai pour l’ins­tant guère eu le temps de faire le tou­riste. En effet, n’ayant pas tout a fait fini ma thèse, cette der­nière occupe une bonne par­tie de mes nuits et de mes weeks-ends.

Ain­si, j’ai trou­vé un rythme de tra­vail très pra­tique, que j’a­vais déjà eu l’oc­ca­sion de pra­ti­quer il y a quelques années. Pen­dant la jour­née, je suis donc au labo­ra­toire d’in­for­ma­tique de la Queen Mary Uni­ver­si­ty of Lon­don. Puis le soir, quand je rentre, je mange rapi­de­ment. Ensuite, vient l’heure de la sieste. De 20 minutes ou d’une heure et demi sui­vant les besoins (durées ajus­tées grâce aux expé­riences sur le som­meil). Je suis alors d’at­taque pour com­men­cer pour tra­vailler faci­le­ment quatre heures sur la thèse…

Et puis­qu’il faut quand même pro­fi­ter un peu de la culture anglaise, je me rat­trape en rem­plis­sant pla­cards et fri­go de ces trucs qu’on ne trouve qu’i­ci :

trucs-anglais

Bon, je ne gar­de­rai pas ce rythme indé­fi­ni­ment, mais je le trouve assez confor­table. Et vous, com­ment gérez-vous les périodes à haute den­si­té de bou­lot ?

11 thoughts on “Travailler 12 heures par jour”

  1. Huhu ! De la mar­mite :-)

    Y’a long­temps je tour­nais au jus d’o­range pen­dant les vacances-codaz, puis je me suis mis au cap­puc­ci­no hyper-sucré pour les vacances et les soirs de cours (en dor­mant à l’IUT en géné­ral). J’ai du arré­ter tout ça pour rai­son de san­té donc je me suis mis au café caféi­né, thé, et gri­gnot­tage de trucs variés en quan­ti­té rai­son­née (sans oublier une goute d’a­cool de temps à autre qui évite de réflé­chir à com­ment on va faire quelque chose plus long­temps que le temps néces­saire pour faire toutes les méthodes envi­sa­gées séquen­tiel­le­ment).

  2. Je pense qu’il doit être assez dif­fi­cile de vivre en Angle­terre pour quel­qu’un qui fuit le sucre. Énor­mé­ment de plats, condi­ments et pré­pa­ra­tions où nous n’in­té­grons au pire que des sucres lents sur le conti­nent sont sucrés ici…

    Bon, la Mar­mite par contre, non, c’est pas vrai­ment sucré. Après avoir goû­té, je crois que je fais par­tie de cette moi­tié de la popu­la­tion qui n’aime pas. Cepen­dant, il faut que je rées­saye, car c’est riche en plein de vita­mines inté­res­santes, dont la fameuse B12 !

    Pour tra­vailler ici, je me dope essen­tiel­le­ment au som­meil. Si on perd un peu de temps, j’ai l’im­pres­sion qu’on y gagne énor­mé­ment en effi­ca­ci­té.

  3. C’est vrai que piquer un petit rou­pillon ins­tan­ta­né c’est vache­ment bien… le dis­ciple de Léo­nard avait tout a fait rai­son : on devrait se pro­me­ner avec son oreiller sur soi

    Par­fois juste 5minutes sont hyper-libé­ra­trices. Je pra­tique de temps en temps l’ac­ti­vi­té, même par­fois de manière incon­tro­lée :-D
    Cer­taines com­pa­gnies ont inté­gré le concept jus­qu’à créer des salles spé­ciales pour la sieste du midi. Mais j’ai l’im­pres­sion que la pres­sion sociale peut jouer un peu en défa­veur de ce genre d’i­ni­tia­tive.
    Mais entre le café et le rou­pillon après la pause de midi, j’ai choi­si : je ne bois pas de café.
    J’ai un col­lègue qui se contente de faire des nuits très courtes (3h ou 4h). Mais il est dro­gué au café, a la red­bull et au Metal.

    Il parait que la résis­tance au manque de som­meil est un entrain­ne­ment. Moi je constate que si je ne dors pas, je suis exci­té et tout me tape sur les nerfs. Une nuit courte de temps en temps ca va mais si c’est de manière répé­tée, sou­pou­dré de stress, c’est très bon plan pour finir avec un ulcère a l’es­to­mac a 50ans. Alors déjà que jus­te­ment plus on vieillit, moins le som­meil est pré­sent dans la vie.

    Sur ce, je viens de finir mon sand­wich… ZzZz

    a+
    Jef

  4. Mais on croi­rait bien la cui­sine de ma cité u ! Et que vois-je ? Des paquets de gâteaux et autres condi­ments que je connais si bien pour les avoir mani­pu­lé pen­dant des années.

    Tu as une chance incroyable ! N’ou­blie pas la petite Fren­chie qui se sent beau­coup plus anglaise que fran­çaise lors de tes périples lon­do­niens ! Un petit cou­cou à Cam­den et Big Ben bien-sûr, mon havre de paix !

    Bon cou­rage pour tes recherches ! Mais je suis sûre que tu y es habi­tué, et puis tu aimes ça, non ? ;)

  5. Jef > il est clair que les lieux de repos manquent dans les entre­prises. Mais ce n’est pas tou­jours facile de faire une sieste dans un lieu imper­son­nel… Cepen­dant, tu as par­fai­te­ment rai­son quant à la pres­sion sociale contre cette pra­tique. Vrai­ment ridi­cule, puis­qu’on connaît tous les pertes de vigi­lance que le manque de som­meil entraîne…

    Julie > Pour l’ins­tant, mes périples se sont résu­més à des tra­jets labo-rési­dence et à quelques excur­sions au co-ope­ra­tive foods…

  6. En ce qui me concerne, le café ça per­met de « gagner » 1h ou 2 de som­meil par jour mais c’est aus­si très addic­tif … bon­jour les maux de têtes après quand on en prends plus …

  7. J’ai enten­du par­ler du som­meil de quelques secondes, pra­ti­qués debout, en pleine marche, par les sol­dats des guerres ou même des pri­son­niers tor­tu­rés au manque de som­meil. Moi qui pen­sais que seuls les che­vaux arri­vaient à dor­mir debout…

  8. As-tu aus­si pen­sé à la semaine de 6 jours de 28 heures ? (y’a un lien à par­tir de celui que tu as don­né). Je ne sais ce que ca vaut, mais ca me ten­te­rait bien d’es­sayer :).
    Sinon, ta solu­tion semble assez per­ti­nente pour tra­vailler beau­coup et long­temps. Comme il fau­drait que j’aug­mente mon temps de tra­vail et mon effi­ca­ci­té, je vais peut-être me lais­ser ins­pi­rer. En période de stress, on peut aus­si se pas­ser de som­meil, mais après on est plu­tôt cla­qué (genre après deux/trois semaines au plus, je parle d’ex­pé­rience).

    Ques­tion sub­si­diaire : Est-ce un truc pour les addic­tés au tra­vail ? ou une bonne solu­tion pour que j’ar­rive à pré­pa­rer l’a­gré­ga­tion, finir mon mémoire et tra­vailler à côté ? hmmm.…

  9. La semaine de 6 jours, je ne connais­sais pas. L’in­con­vé­nient réside dans la dif­fi­cul­té à pra­ti­quer une vie sociale en paral­lèle de ces grosses périodes de tra­vail.
    En tout cas, ton emploi du temps semble res­sem­bler au mien… Dif­fi­cile de s’en­nuyer :D

  10. >Dif­fi­cile de s’en­nuyer : je ne suis pas sûr que l’en­nui soit com­plè­te­ment déter­mi­né par la seule quan­ti­té d’ac­ti­vi­tés aux­quelles on s’a­donne… Le plai­sir et le sens qu’on y trouve joue très cer­tai­ne­ment un rôle impor­tant (sans comp­ter les à‑côtés, rela­tions per­son­nelles, sociales, famil­liales, etc. qui conta­mine notre humeur, le verbe conta­mi­ner étant à prendre ici dans un sens assez neutre). Bien sûr, dans l’ef­fer­ves­cence du foi­son­ne­ment d’ac­ti­vi­tés, on a moins le temps de pen­ser à ce qu’on fait ou ne fait pas, com­ment on se sent, le sens de tout ca, etc.

    Pour reve­nir à mon cas per­son­nel, le truc, c’est que j’ai ce mémoire de phi­lo sur Des­cartes en plan depuis des lustres. Ce genre de pro­jet de longue haleine com­porte de nom­breuses dif­fi­cul­tés d’ordre psy­cho­lo­gique, et il fau­dra bien que je m’y attèle plus effi­ca­ce­ment pour en reti­rer quelque chose dans un temps rai­son­nable. Et donc que je tra­vaille plus. Je ne me sens pour­tant guère l’âme d’un « wor­ka­ho­lic », hédo­niste et pro­fi­teur des plai­sirs ter­restres que je suis. Le tout tra­vail (à 12 heures par jours), même quand j’aime ce que je fais, j’ai du mal à m’y atte­ler. Du coup, le genre de pers­pec­tive don­née par des ges­tions du som­meil alter­na­tives joue un rôle ludique et moti­vant. À voi com­ment je vais orga­ni­ser cela :).

    Quant à l’a­greg, c’est un pro­jet très flou, en arrière plan, comme issue de secours qui de fait (dans l’hy­po­thèse heu­reuse d’une admis­sion évi­dem­ment) met­te­rait fin à mon mode de vie rela­ti­ve­ment pré­caire. Disons que je suis encore en phase de déci­sion (est-ce que ca vaut le coup, etc.). Je t’en dirais plus d’i­ci quelques temps, peut-être plu­tôt par mail).

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