Financer les destructeurs de planète

Pollution

Il semble que la nou­velle mode gou­ver­ne­men­tale en terme de « relance éco­no­mique » (comme on dit) soit à la sub­ven­tion de tous les domaines qui contri­buent mas­si­ve­ment à la pol­lu­tion. On savait déjà que le gre­nelle de l’en­vi­ron­ne­ment était une vaste fumis­te­rie, on avait appré­cié les sub­ven­tions éta­tiques aux fabri­quants de véhi­cules indi­vi­duels. Pou­vait-on faire dif­fi­ci­le­ment plus illo­gique ?

Et bien oui, sans pro­blème. La nou­velle poli­tique agri­cole déci­dée cette semaine consiste à choi­sir les pro­duc­tions agri­coles les plus coû­teuses pour la pla­nète — l’é­le­vage — et à mul­ti­plier par deux ou trois leurs sub­ven­tions, tout en rédui­sant celles des­ti­nées aux céréa­liers par exemple. Chouette idée ! C’est vrai, les nappe phréa­tiques n’é­taient pas assez pol­luées, la sur­con­som­ma­tion d’eau n’é­tait pas suf­fi­sante (100 000 litres d’eau pour pro­duire un kilo­gramme de viande de vache), les sur­faces culti­vables réqui­si­tion­nées pour l’é­le­vage et l’a­li­men­ta­tion de ces ani­maux n’é­tait pas assez impor­tante.

Une petite pen­sée pour nos enfants, à qui on va lais­ser une chouette pla­nète… Tiens d’ailleurs, si on relan­çait la poli­tique de nata­li­té, après tout, la crois­sance de la popu­la­tion n’est qu’ex­po­nen­tielle !

7 thoughts on “Financer les destructeurs de planète”

  1. En même temps les grands céréa­liers, vu ce qu’ils gagnent, si ils perdent des sub­ven­tions, tant mieux. Il y en a qui vivent des cha­teaux quand même, il ne faut pas oublier.

    Et puis, les grands céréa­liers ils aiment aus­si bien pom­per les nappes phréa­tiques, et les pol­luer avec des pes­ti­cides. Sans comp­ter la mono culture et ses effets désas­treux sur la bio­di­ver­si­té. Ain­si que des pro­blèmes plus récents, type OGM dans la nature. En soit je ne suis pas si sûr que l’é­le­vage coute et pol­lue plus que la culture de céréale. C’est com­pli­qué de prendre en compte tous les effets de l’a­gri­cul­ture.

    Main­te­nant le vrai pro­blème, c’est la poli­tique quantité/sac d’argent, au lieu de qualité/de quoi bien vivre sa vie. Entre les écoles d’a­gri­cul­ture ou l’on apprend qu’un ani­mal ou une plante c’est juste un gros billet de banque, ce qui demande de réduire, entre autres, les soins de l’a­ni­mal. Le choix d’une plante qui pro­duit plus mais consomme aus­si beau­coup plus d’eau, est plus sen­sible aux para­sites, … mais reste moins cher.

    Ce n’est pas les sub­ven­tions le pro­blème aujourd’­hui, c’est la men­ta­li­té. (enfin il ne faut pas géné­ra­li­ser non plus même si ça devient une large majo­ri­té). Le seul truc que l’on peut faire du coup c’est pré­fé­ré l’a­gri­cul­ture de qua­li­té, main­te­nant, dur dur de faire ça en ville. Les super­mar­ché on peut oublier, la viande, je n’ap­pelle pas ça de la viande en géné­ral (des fois elle a même des cou­leurs bizarres). Le fro­mage, je n’ap­pelle pas ça du fro­mage, les fruits et légumes :/ .

  2. Je suis assez d’ac­cord avec toi jean-mi au sujet des dérives pro­duc­ti­vistes des grands céréa­liers, ain­si que sur la dérai­son du fonc­tion­ne­ment par sub­ven­tions.

    Cepen­dant je vou­lais reve­nir sur un point de ton com­men­taire : En soit je ne suis pas si sûr que l’élevage coute et pol­lue plus que la culture de céréale.

    Le truc, c’est que pour nour­rir les ani­maux, il faut culti­ver des céréales. Et pour une valeur nutri­tive don­née, il faut pro­duire beau­coup plus de céréales qui ser­vi­ront à nour­rir les ani­maux que de sim­ple­ment pro­duire des céréales pour les humains.
    Ain­si, quand je par­lais d’im­pact éco­lo­gique de l’é­le­vage, je tenais en compte le fait que ces ani­maux ne vivent pas d’a­mour et d’eau fraîche…

  3. En fait, on est dans un sys­tème tel­le­ment débile, qui a empi­lé des couches et de couches de prin­cipes débiles, que c’est très dur de for­ma­li­ser une réponse simple pour reve­nir à quel­que­chose de rai­son­nable.
    Et la remarque de jean-mi l’illustre bien.
    En gros, un ou deux argu­ments ne suf­fisent pas à bien com­prendre le pro­blème. Je ne connais pas bien le dos­sier, mais effec­ti­ve­ment le sub­ven­tion­ne­ne­ment des céréa­lier me semble très mau­vais, si ils le réduisent, c’est peut-être pas plus mal. Mais le pro­blème est bien l’aug­men­ta­tion des sub­ven­tions pour l’é­le­vage, le manque de sou­tien pour les petites exploi­ta­tions, le maraî­chage et l’a­gri­cul­ture bio­lo­gique de manière géné­ral.

  4. Le truc, c’est que pour nour­rir les ani­maux, il faut culti­ver des céréales. Et pour une valeur nutri­tive don­née, il faut pro­duire beau­coup plus de céréales qui ser­vi­ront à nour­rir les ani­maux que de sim­ple­ment pro­duire des céréales pour les humains.

    C’est pas faux, après pour les vaches c’est pour beau­coup, l’herbe des champs et le foion tiré de cette herbe :). Quoique pour les monstres lai­tiers, ça doit chan­ger coté ratio sup­plé­ment ali­men­taire et herbe, par­ce­qu’il faut les voir les cham­pionnent en quan­ti­té lai­tière, une tête un sac d’os et un pi, c’est à se deman­der si il y a un camp de concen­tra­tion pour vache. C’est immonde de séléc­tion­ner les ani­maux pour les rendre dans un état mala­dif dés la nais­sance.

  5. Cette « crise », c’est une for­mi­dable oppor­tu­ni­té pour faire des choix poli­tiques, et mettre à mort bon nombre d’in­dus­tries et d’en­tre­prises qui ne sont plus adap­tées aux enjeux du XXIème siècle. Relan­cer l’au­to­mo­bile (par exemple) … c’est un non sens total face à un monde peu­plé de 15 mil­liards d’in­di­vi­dus …

    Je ne com­prends pas que (au moins) l’o­pi­nion publique ne s’of­fusque pas davan­tage de ne pas finan­cer une « relance » au pro­fit d’en­tre­prises « propres » et ins­crites dans un cercle ver­tueux …

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