Coopérative d’habitants

Avoir un toit au des­sus de la tête, et savoir qu’on en aura un demain, c’est un gage de séré­ni­té.

Cepen­dant, je ne trouve pas la notion de pro­prié­té des plus agréables en géné­ral. L’ac­qui­si­tion d’un loge­ment n’est donc pas pour moi un objec­tif, une rai­son de vivre, ni moins un sym­bole de réus­site sociale. Pour autant, la solu­tion que je pra­tique actuel­le­ment — la loca­tion — ne me satis­fait pas. En effet, si je ne suis pas pro­prié­taire, j’en­tre­tiens tout de même ce sys­tème en payant mon loyer à un tiers qui est lui pro­prié­taire (et au pas­sage ren­tier). Une solu­tion alter­na­tive à ces deux approches est le squat, mais ça néces­site de faire un choix de vie plus glo­bal.

maison

Jus­qu’à pré­sent je ne voyais pas de solu­tion satis­fai­sant à la fois mes besoins et mes idéaux. Et puis j’ai enten­du par­ler des coopé­ra­tives d’ha­bi­tants. En France, l’une des prin­ci­pales struc­tures qui aide ce genre de pro­jet est l’as­so­cia­tion Habi­coop. Ce n’est peut-être pas encore l’i­déal, mais le fonc­tion­ne­ment res­semble un peu aux scops, et me semble par­tir dans une direc­tion inté­res­sante. Bien déve­lop­pée en Alle­magne, cette alter­na­tive semble émer­ger dou­ce­ment en France. À suivre !

La bourse, une fabuleuse mécanique

« La bourse (et le capi­ta­lisme en géné­ral) est un ter­rain de jeu pour per­sonnes morales ou phy­siques for­tu­nées, consis­tant à ten­ter de gagner le plus d’argent pos­sible tout en fai­sant payer au peuple les pertes du sys­tème. »

Méca­nisme qui décrit bien le fonc­tion­ne­ment, non seule­ment de la bourse, mais éga­le­ment de tous les grands groupes qui cherchent l’aide des États (du peuple donc) quand leurs petits mon­tages s’ef­fondrent… On parie com­bien que l’on choi­si­ra d’i­gno­rer ce « petit détail », et que ça repar­ti­ra de plus belle… Mais « pro­mis, ça n’ar­ri­ve­ra plus jamais ! »

Saisie de caractères non alphanumériques

Il y a peu, j’é­vo­quais ici mon inté­rêt crois­sant pour la typo­gra­phie. J’y par­lais majus­cules accen­tuées, espaces insé­cables ou encore guille­mets fran­çais. Si ces carac­tères sont agréables à la lec­ture, ils peuvent sem­bler fas­ti­dieux à sai­sir si l’on ne connaît que la méthode « inser­tion d’un carac­tère spé­cial ».

Pour faci­li­ter cette sai­sie, il existe dif­fé­rentes pos­si­bi­li­tés. L’une d’elle consiste à chan­ger radi­ca­le­ment de confi­gu­ra­tion de cla­vier, en adop­tant un cla­vier bepo. L’a­van­tage de cette dis­po­si­tion est de faci­li­ter la frappe, en s’af­fran­chis­sant de vieux héri­tages qui visaient à ralen­tir la frappe. Cepen­dant, cela néces­site de chan­ger radi­ca­le­ment ses habi­tudes. Nico­las quant à lui pense que cet effort est assez rapi­de­ment oublié, et que ça vaut vrai­ment le coup. Pour ma part, je n’ai pas encore trou­vé suf­fi­sam­ment de temps pour m’y mettre.

Une autre méthode de sai­sie est net­te­ment plus abor­dable pour qui n’a pas envie de chan­ger de mode de sai­sie. En uti­li­sant un cla­vier AZERTY clas­sique, il est pos­sible d’at­teindre la plu­part des carac­tères dont on a besoin pour rendre la com­po­si­tion satis­fai­sante. Ce que je vais pré­sen­ter ici ne fonc­tionne que sur les sys­tèmes d’ex­ploi­ta­tion uti­li­sant un ser­veur X pour l’af­fi­chage gra­phique (GNU/Linux ou xBSD sont de ceux-là).

L’im­por­tant est d’a­bord de véri­fier que le sys­tème dis­pose d’une touche Com­pose. Au besoin, on la confi­gu­re­ra en uti­li­sant les outils pro­po­sés par le sys­tème. Pour ma part, j’ai confi­gu­ré le ser­veur pour que ce soit la touche « win­dows » de droite qui cor­res­ponde à la touche Com­pose. Voi­ci donc la liste de quelques rac­cour­cis très pra­tiques :

  • Les lettres majus­cules accen­tuées sont faci­le­ment acces­sibles en blo­quant le cla­vier en majus­cule, puis en pres­sant la touche où la minus­cule accen­tuée appa­raît. Ain­si blo­quer la touche « é » avec les majus­cules blo­quées fera appaître un « É ».
  • Plus simple à sai­sir encore, les guille­mets fran­çais sont attei­gnables à l’aide de la com­bi­nai­son « Alt­Gr + z » et « Alt­Gr + x ».
  • Le carac­tère « œ » est sai­si en pres­sant « Com­pose + o », puis « e ». On peut faire le même type de com­bi­nai­son pour atteindre le « æ ».
  • L’es­pace insé­cable — uti­li­sée avant les ponc­tua­tions doubles par exemple — est attei­gnable en pres­sant « Com­pose +  espace ».
  • Le carac­tère « … », que j’ap­prends à uti­li­ser depuis quelques jours est attei­gnable en pres­sant « Com­pose + . ». Comme vous l’au­rez devi­né ici, ça néces­site 3 doigts, l’un pour la touche Com­pose, l’autre pour la touche Shift, et le der­nier pour la touche point. Mais ça se fait ! :)
  • Un peu plus exo­tique, l’ac­cès aux accents non fran­çais est attei­gnable faci­le­ment, en uti­li­sant la touche Com­pose conjoin­te­ment à l’un des signes sui­vants : « “, “, ~, « , ^ » puis en pres­sant sur la lettre à accen­tuer : ú, ù et ũ en sont le résul­tat sur la lettre u. La vir­gule per­met elle de sai­sir les cédilles : « ņ » est ain­si le résul­tat de « Com­pose + , » sui­vi de la lettre n.
  • On peut aus­si sai­sir les ponc­tua­tions espa­gnoles « ¡ » et « ¿ » en uti­li­sant la com­bi­nai­son « Com­pose + ! + ! » et « Com­pose + , + ? »

Voi­là, après ce petit tour d’ho­ri­zon des pos­si­bi­li­tés sou­vent igno­rées de ce cla­vier, je vous indique l’emplacement sur mon sys­tème conte­nant ces infor­ma­tions. Il s’a­git des fichiers conte­nus dans le réper­toire /usr/share/X11/locale/, et qui se nomment Com­pose. Sui­vant les dis­tri­bu­tions de X.org, ça peut être pla­cé à des endroits dif­fé­rents.

Édit : Pour sai­sir le point médian cher aux fémi­nistes, on uti­lise la com­bi­nai­son « Com­pose + . + – ». On peut ain­si écrire qu’on aime tout·e·s la typo­gra­phie, quand on ne trouve pas de for­mule épi­cène cor­res­pon­dante.