La loi OGM, une décision irréversible

Aujourd’­hui, j’ai enten­du Jack Lang dire que la révi­sion de la Consti­tu­tion était quelque chose d’im­por­tant, que ce n’é­tait pas comme une petite loi, pas comme la loi sur les OGMs par exemple.

J’a­voue avoir fait un bond. Ce n’est pas la ques­tion de la Consti­tu­tion qui m’a inter­pe­lé ici, mais la légè­re­té avec laquelle J. Lang a trai­té la ques­tion de la loi sur les OGMs. Je crois que c’est l’une des rares lois qui aient été votées en France à être irré­ver­sible. En effet, quand la loi s’ap­plique à des com­por­te­ments humains, régit la manière dont le gou­ver­ne­ment influe sur la vie publique, ou modi­fie la taxe sur la valeur ajou­tée, on peut reve­nir en arrière.

À l’in­verse, intro­duire des OGMs dans le pay­sage est quelque chose d’ir­ré­ver­sible : ces plantes vont se repro­duire, hors du contrôle des agri­cul­teurs (c’est nor­mal, ça se passe tou­jours ain­si avec les cultures agri­coles), et va s’ins­tal­ler de manière irré­mé­diable dans les cam­pagnes. Et il sera impos­sible de les sup­pri­mer.

Hier je dis­cu­tais avec plu­sieurs per­sonnes, et nous nous fai­sions la remarque que cette loi sur les OGMs qui a été adop­tée récem­ment l’é­tait contre l’a­vis de la majo­ri­té des Fran­çais. Nous avons com­pa­ré cette situa­tion à la loi d’a­bo­li­tion de la peine de mort, que l’on cite sou­vent dans cette situa­tion comme la loi qui allait contre l’o­pi­nion des Fran­çais d’a­lors, mais qui main­te­nant en ral­lie une majo­ri­té. C’est vrai. Mais il y a une dif­fé­rence majeure entre ces deux lois : si l’É­tat a for­cé la main aux citoyens sur la ques­tion de la peine de mort, c’est une déci­sion qui aurait pu être inver­sée lors d’une déci­sion ulté­rieure. Avec cette loi sur les OGMs, non seule­ment on assiste à un choix anti-démo­cra­tique, mais en plus, il est immuable.

Ce choix est à mes yeux le sym­bole d’un véri­table malaise dans le fonc­tion­ne­ment de notre pays. On ne devrait pas pou­voir impo­ser à un peuple quelque chose qu’il ne pour­ra défaire par la suite. Enfin, l’im­por­tant est qu’on conti­nue de croire que l’on vit dans une démo­cra­tie… Du pain et des jeux !

Petite promenade à l’ouest

Il y a peu, j’ai pro­fi­té d’une série de situa­tions favo­rables et cohé­rentes pour aller me pro­me­ner à l’ouest du Puy de Dôme.

Tout a com­men­cé par la venue de ma sœur et de notre mère à Cler­mont-Fer­rand. Nous avons pas­sé quelques jours très sym­pa­thiques, à nous pro­me­ner, dis­cu­ter, cui­si­ner, échan­ger, et par­ta­ger quelques bons moments avec ma fille et sa famille. Nous en avons notam­ment pro­fi­té pour visi­ter l’ex­po­si­tion consa­crée à Biben­dum, le per­son­nage publi­ci­taire de Miche­lin, qui était visible au musée Roger Quillot. Vrai­ment très inté­res­sant.
bibendum

Puis nous avons fait la route pour Nantes en voi­ture. Entre les visites de la famille et les amis, je n’ai pas eu le temps de m’en­nuyer. J’ai ain­si revu l’un de mes cama­rades de maî­trise de mathé­ma­tiques, avec qui nous avons dis­cu­té d’algèbre de Clif­ford, qui l’in­té­resse d’un point de vue mathé­ma­tique, et qui est un outil de plus en plus popu­laire dans mon domaine de mani­pu­la­tion de sur­faces en infor­ma­tique. Je suis aus­si pas­sé à Linux Nantes, pour un repas entre geeks, très sym­pa (nous étions bien 30).
Mon père m’a offert l’une de ses pre­mières réa­li­sa­tions de sculp­ture par détour­ne­ment d’ob­jet : un porte-filtre construit avec deux cintres métal­liques, en forme de papillon. Superbe ! J’es­père qu’il conti­nue­ra sur cette piste, c’est vrai­ment chouette.
porte filtre

J’ai pro­fi­té de ces quelques jours proches de la Bre­tagne pour faire une virée rapide à Rennes, où Raphaël et Claire m’ont eme­né à l’é­ven­tail, un petit res­tau­rant bio, à l’am­biance très agréable, à la soupe excel­lente, et au jus de fruits déli­cieux.
Bouffe bio

Puis, après une fête de famille à Mou­lins (Deux-Sèvres), où nous avons pas­sé une jour­née très agréable, j’ai pas­sé quelques jours chez ma sœur à Che­mil­lé. Entre quelques moments de bou­lot, nous avons pas­sé nos soi­rées à jouer au clan du néon, étei­gnant ain­si avec mon beau-frère près de 11 enseignes. Une réus­site !
Nous sommes aus­si allé visi­ter le toit de l’An­jou, qui s’il n’est pas aus­si haut que le puy de Dôme, offre tout de même une belle vue :
toit de l'Anjou

Enfin, j’ai pro­fi­té de la qua­li­té des recherches d’i­ti­né­raires pro­po­sés par le site inter­net de la Bahn (l’é­qui­valent alle­mand de la SNCF) pour trou­ver un train de Che­mil­lé à Futu­ro­scope, alors même que le site de la SNCF conci­dé­rait ça comme impos­sible. J’ai ain­si devan­cé Éme­line de quelques semaines dans cette gare de Che­mil­lé.

Enfin, j’ai pas­sé une jour­née au SIC, avec mon direc­teur de thèse, pour une réunion du groupe de tra­vail Algèbre de Clif­ford du prides. Puis nous sommes ren­trés par la route en Auvergne.