Restriction des éclairages nocturnes

Il y a bien bien long­temps, je par­lais ici du clan du néon, pro­jet de com­por­te­ment civique, vu par cer­tains comme du van­da­lisme, et par beau­coup comme un acte mili­tant de bon sens. L’i­dée était bien sûr d’é­teindre tous les néons qui pol­luent inuti­le­ment la ville la nuit.

Mais bien peu sont ceux qui cri­tiquent de la même manière les éclai­rages publiques qui illu­minent les monu­ments de nos centres his­to­riques. Bien sûr, ça met en valeur le patri­moine, c’est beau, ça brille à l’œil, et on y voit une foul­ti­tude de bons côtés. Mais j’a­voue que pour moi, c’est aus­si syno­nyme avant tout d’un énorme gas­pillage d’éner­gie, et d’une gigan­tesque pol­lu­tion lumi­neuse qui empêche d’ap­pré­cier la nuit.

Et bien joie dans les chau­mières, dan­sons la capu­cine, sau­tillons gaie­ment, car enfin une loi va un peu res­treindre ce délire éner­gi­vore et nom­bri­liste : à par­tir du pre­mier juillet, la France va impo­ser par un arrê­té la res­tric­tion de l’é­clai­rage des vitrines, bureaux et monu­ments à par­tir de une heure du matin. Ce n’est qu’un petit pas vous me direz, mais au moins il va dans le bon sens.

déménagement à vélo

En fin d’é­té der­nier, j’ai démé­na­gé, chan­geant d’ap­par­te­ment pour quelque chose qui cor­res­pon­dait mieux à mes nou­veaux besoins. Par chance, j’a­vais à peine quelques cen­taines de mètres à faire entre les deux appar­te­ments. Et plu­tôt que de me lan­cer dans la clas­sique moti­va­tion de toute une bande de potes, d’un camion, et de me lan­cer dans une jour­née à bloc, j’ai opté pour une ver­sion un peu plus éta­lée dans le temps.

Alors certes, pour les meubles les plus volu­mi­neux, j’ai tout de même opté pour une jour­née en camion de loca­tion, avec l’aide d’une poi­gnée de per­sonnes très moti­vées, et d’ailleurs très sol­li­ci­tées (mer­ci encore à elles). Mais pour le reste des objets, j’ai pré­fé­ré uti­li­ser une remorque à vélo. En quelques dizaines de tra­jets, sans avoir besoin réel­le­ment d’autre aide, j’ai pu dépla­cer la majeure par­tie des car­tons et petits objets de l’an­cien au nou­vel appar­te­ment :

remorque-velo

Ces aller-retours sur la butte cler­mon­toise ont atti­ré les regards et les sym­pa­thies des rive­rains, et pro­vo­qué je l’es­père un peu de réflexion des pas­sants sur l’u­ti­li­sa­tion pré­do­mi­nante de la voi­ture pour ce type de petit dépla­ce­ment.

Je pro­fite de ce billet pour remer­cier le béné­vole de Vélo­ci­té 63, qui m’a gen­tille­ment prê­té une remorque à vélo de grande taille, très maniable et très pra­tique.